Plongez au cœur du folklore japonais dans Kunitsu-Gami : Path of the Goddess, un jeu de Tower défense développé par Capcom ; mêlant action et stratégie afin de combattre une mystérieuse force maléfique. Vous y découvrirez l’univers dans lequel vous évoluerez ; le mont Kafuku, une contrée absorbée par la corruption. De là, vous incarnerez Soh, un esprit gardien qui devra protéger la prêtresse Yoshiro tout au long de l’aventure afin qu’elle puisse purifier la corruption gangrénant les différents sanctuaires.
Préparez-vous au combat et guidez Yoshiro la journée
La principale particularité de ce jeu réside dans le fait de devoir élaborer votre stratégie en suivant un cycle jour/nuit. La purification d’un sanctuaire s’effectue en effet en deux temps. Durant la première partie, vous n’aurez pas à combattre, votre mission sera de guider Yoshiro vers le Torii ; un portail faisant apparaitre les Ikoku la nuit, afin de le purifier et libérer le sanctuaire de la corruption. Pour tracer la voie guidant Yoshiro vers le portail, vous allez avoir besoin de cristaux que vous devrez dépenser pour purifier le chemin. Ces cristaux sont récupérables en détruisant des sortes de plantes cachées dans le sanctuaire, ou en tuant des Ikoku pendant la nuit.
Mais attention à ne pas dépenser trop rapidement vos cristaux pour guider la prêtresse, car ils servent également à assigner des métiers aux différents villageois que vous pourrez secourir dans les sanctuaires. Les métiers se débloquent au fur et à mesure de la partie en récupérant des masques volés par des boss ; et contiennent chacun des spécificités qui vous aideront ou non pour combattre les Ikoku une fois la nuit tombée.
Enfin, un charpentier sera toujours disponible la journée pour vous aider à réparer des structures fixes pouvant vous être utiles pour le combat (tour de guets, désenchanteur, etc..). Le plus dur reste donc de pouvoir gérer tout cela dans un temps limité, ce qui nous pousse à faire des choix stratégiques.


Protégez la prêtresse des Ikoku la nuit
Quand le soleil se couche, et tant que Yoshiro n’a pas atteint le Torii, ce dernier s’ouvre et des vagues d’Ikoku déferlent sur le sanctuaire pour attaquer la prêtresse. Votre objectif sera alors de la protéger d’une part en attaquant directement les Ikoku ; d’autre part en plaçant stratégiquement les villageois que vous avez sauvés pour qu’ils attaquent également les Ikoku. Pour protéger parfaitement Yoshiro, il faudra avoir un œil partout et ne pas hésiter à déplacer vos villageois qui peuvent aussi se faire attaquer. Pour chaque niveau et chaque boss, les ennemis auront des aptitudes relativement différentes alors à vous d’utiliser les bons métiers et de ne pas foncer vers le Torii trop vite !


Façonnez une stratégie selon votre style de jeu
Le jeu offre une flexibilité assez intéressante dans la façon d’aborder les niveaux selon votre style de jeu. Vous voulez bourriner les ennemis avec Soh ? Alors ajoutez-lui un arc et renforcez ses compétences ! Vous voulez que les villageois fassent tout le travail ? Augmentez leurs statistiques au maximum !
Une fois un niveau terminé, la zone deviendra une base dans laquelle vous pourrez revenir vous ressourcer. Dans ces différentes bases, vous pourrez y gérer notamment vos améliorations et vos collectibles en rentrant dans le petit chapiteau où se situe Yoshiro. Ici, vous allez pouvoir améliorer vos métiers et Soh, équiper des Gardes Tsuba qui sont des compétences spéciales ou encore des Talismans Mazo qui vous donneront certains avantages en combat. Pour effectuer ces améliorations, il vous faudra utiliser des Musubi, une monnaie assez rare que l’on obtient en accomplissant des défis ou en demandant à des villageois d’effectuer des réparations dans les bases. Mais pas de panique, vous pouvez annuler une amélioration pour réattribuer les Musubi sur une autre, ce qui vous permet de pouvoir tester plusieurs optimisations sans que cela ne soit trop punitif si vous voulez changer de tactique.


Un jeu doté d’une profondeur culturelle
Ce qui m’a le plus touché dans ce jeu, c’est l’univers dans lequel il nous plonge, en tirant parti au maximum des sources dans lesquelles il s’inspirait.
En effet, il s’inspire largement de ce qu’on appelle dans la culture japonaise le Kagura (神楽), qui est une forme de danse rituelle que l’on associe aux sanctuaires shintoïstes. Ces danses, dans la mythologie japonaise, étaient pratiquées principalement pour honorer les kami (qui sont des divinités). Plusieurs formes de Kagura existent telles que :
- Le Mikagura (御神楽) ; pratiqué à la cour impériale.
- Le Satokagura (里神楽) ; dansé dans les sanctuaires régionaux.
- Le Daidengaku Kagura (田楽神楽) ; qui intègre des éléments de danse folklorique.
Nous pouvons retrouver l’essence du Kagura au travers de Kunitsu-Gami : Path of the Goddess, où notre objectif repose sur la protection d’un sanctuaire contre des forces malveillantes en effectuant des danses rituelles pour purifier les lieux rongés par la corruption. Cette symbolique est d’autant plus renforcée par son environnement ; que ce soit avec les costumes traditionnels, les mouvements de danse ou encore l’équilibre entre le monde des esprits (Soh) et celui des humains (Yoshiro).

Une autre approche du folklore japonais réside dans les Ikoku, qui tiennent une forte inspiration des Yōkai (妖怪) ; créatures surnaturelles souvent représentées sous forme d’esprits, de monstres ou de démons.


« Une plainte désolée peut se faire entendre au milieu des arbres abattus. Armés d’une immense faux et portant sur le dos l’âme de leurs frères disparus, les Kamaitachi cherchent à se venger de ceux qui ont ravagé leur foyer. »
— Kunitsu-Gami : Path of the Goddess