Pragmata

Date de sortie

17/04/2026

Développeur

CAPCOM Co., Ltd.

Éditeur

CAPCOM Co., Ltd.

Test réalisé sur

PC

Plateforme(s)

GENRE(S)

Action, FPS

MODE(S)

Solo

LANGUE(S)

Français

À moins d’avoir vécu dans une grotte ces dernières années, vous avez très certainement entendu parler du tout dernier jeu en vogue signé Capcom. Et non, il ne s’agit pas de Resident Evil Requiem, mais bien de Pragmata.

Ce titre entièrement solo vient bousculer certaines idées reçues et prouve qu’en 2026, les jeux solo ont encore de beaux jours devant eux… même si, en réalité, l’expérience n’est pas si solitaire que ça. À travers ce test, on vous propose de découvrir en détail tout ce que ce jeu a à offrir, ses promesses, ses surprises, et surtout ce qui le rend aussi particulier.

Allô Houston, vous me recevez ?

À l’heure où l’IA fait autant parler d’elle pour le meilleur que pour le pire, elle s’invite aussi dans le jeu vidéo… et ici, clairement, pas dans le bon sens. Dans Pragmata, on découvre l’aventure à travers les yeux de Hugh Williams, un astronaute envoyé sur la Lune avec une mission bien précise : percer les mystères de la Lunafibre. Le problème, c’est qu’une fois sur place… il n’y a personne. Enfin, en apparence seulement. Très vite, la situation dégénère et l’expédition tourne au désastre. Les membres de l’équipe de Hugh tombent un à un, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un survivant. Et oui, vous l’avez deviné, notre bon vieux Hugh, toujours aussi badass, est le dernier debout.

À son réveil, Hugh ne se retrouve pourtant pas totalement seul. Il fait la rencontre d’une étrange fillette… qui, en réalité, n’en est pas vraiment une. Face à lui se tient une Pragmata répondant au doux nom de D-I-0336-7. Un nom aussi froid que compliqué, et clairement pas à la hauteur du style du personnage. Hugh décide donc de la rebaptiser Diana, un prénom tout de suite plus simple… et, avouons-le, un peu plus “princesse”. C’est alors que ce duo improbable  (et attachant) va devoir apprendre à coopérer pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé sur cette base lunaire. Ensemble, ils vont enquêter sur les événements qui ont conduit à ce chaos. Car oui, ils ne sont pas seuls.

Leur véritable ennemi se révèle rapidement : des robots contrôlés par une intelligence artificielle devenue complètement folle. Une menace imprévisible et surtout redoutable. Heureusement, Hugh peut compter sur Diana. Immunisée face à cette IA défaillante, Diana devient rapidement un atout essentiel pour Hugh, aussi bien pour survivre que pour espérer reprendre le contrôle face à leurs adversaires…

Démêler le nœud du combat

Mais au fond, à quoi peut bien servir une fillette haute comme trois pommes quand on incarne un homme de deux mètres, équipé d’une armure et prêt à en découdre ?  Hugh a beau être redoutable lorsqu’il s’agit de tirer, il reste humain… et face à des machines, ce n’est clairement pas là qu’il excelle. C’est justement là que notre petite blondinette prend toute son importance, et autant dire qu’elle ne fait pas de la figuration. Bien au contraire, elle devient indispensable… directement depuis votre dos. Grâce à Diana, vous allez pouvoir pirater vos adversaires, et c’est précisément à ce moment-là que Pragmata révèle toute son originalité. Les combats ne se limitent pas à tirer dans le tas, ils se déroulent en plusieurs étapes.

Concrètement, face à un ennemi, vous devez d’abord le viser pour lancer le piratage. Sur le papier, ça reste assez simple… du moins au début, lorsqu’il s’agit des ennemis les plus basiques. Une grille apparaît alors à l’écran, et c’est là que Diana entre en jeu. Vous devez résoudre une sorte de puzzle en traçant votre chemin jusqu’à un point vert. Une fois cette étape réussie, Hugh reprend la main, et là, vous pouvez enfin vous lâcher sur l’arsenal avec l’arme de votre choix… mais ça, on y reviendra un peu plus tard.

Évidemment, tout ne se règle pas en une seule tentative. Certains ennemis demanderont de répéter l’opération plusieurs fois avant de tomber. Il faudra faire preuve de stratégie pour infliger davantage de dégâts, notamment en visant les points faibles de vos adversaires, mais aussi en exploitant intelligemment les nœuds de hack

Pragmata

Diana tire les ficelles

Qui a dit que hacker des robots était un jeu d’enfant ? Pirater un ennemi peut vite devenir une véritable épreuve de réflexion et de rapidité si vous ne savez pas comment vous y prendre. En soit l’objectif reste simple : atteindre le point vert sur la grille. En passant par les points bleus, vous pouvez infliger davantage de dégâts, plutôt pratique si vous voulez venir à bout de vos adversaires efficacement.

Cependant, selon l’ennemi en face de vous, la grille peut être plus grande, plus complexe, et parfois remplie de pièges. Certains chemins ralentissent votre progression, d’autres peuvent même vous bloquer complètement. Il faut donc choisir la bonne route, réfléchir vite, et agir encore plus vite, tout en esquivant les attaques ennemies, car les robots ne vous laisseront clairement pas les pirater tranquillement.

Heureusement, vous gardez un certain avantage grâce aux nœuds, visibles en jaune. Ces éléments sont entièrement à votre disposition et peuvent changer le cours d’un combat. Ils permettent par exemple d’appliquer différents effets à vos ennemis : immobilisation, piratage de plusieurs cibles en même temps, ou encore révélation des points faibles pour aider Hugh à maximiser ses dégâts. Mais encore faut-il réussir à les atteindre…

Pragmata

Hugh sort l’artillerie lourde

Une fois que Diana est passée à l’action, c’est à vous de faire le travail et autant dire que Hugh n’est pas venu les mains vides !  Votre arme principale est un pistolet cinétique, qui a l’avantage de se recharger automatiquement. Mais ce n’est que le début, car vous pourrez aussi mettre la main sur des armes bien plus destructrices, comme un lance-missiles.

À cela s’ajoutent plusieurs outils tactiques très utiles. Vous aurez par exemple la possibilité de générer des leurres pour distraire vos adversaires et reprendre l’avantage sur le terrain, ou encore de déployer un bouclier afin de vous protéger lors des phases les plus tendues. Toutes ces armes peuvent être améliorées directement dans votre refuge (voir le paragraphe, on est bien chez soi).

On est bien chez soi

Faire la guerre contre des robots, c’est excitant… mais clairement épuisant. Entre les combats et les piratages, Hugh et Diana ont besoin de souffler un peu. Heureusement, vous aurez un endroit dédié pour cela : le refuge. Dans cet espace, vous pouvez enfin lever le pied, prendre du recul et faire le point sur la prochaine mission. Mais il n’est pas là uniquement pour se reposer : il a aussi plusieurs utilités importantes pour votre progression.

Derrière la machine, une enfant

Le premier point concerne notre chère petite Diana. Elle a beau être une Pragmata, elle reste avant tout une enfant, et a donc besoin de se comporter comme telle. Au fil de votre aventure, vous aurez la possibilité de trouver des cadeaux à lui offrir, appelés “mémoire terrestre”. Ces objets déclenchent de petites discussions et permettent surtout de renforcer le lien entre Hugh et la fillette.

Vous pourrez également échanger avec elle à chaque retour de missions. En lui offrant ces cadeaux, Diana ne reste pas passive : elle vous récompense à son tour, aussi bien par ses sourires que par des jetons cabine, utiles pour progresser et améliorer votre expérience de jeu.

Cabin entre en jeu

Au fil de votre aventure vous allez pouvoir améliorer votre refuge et y accueillir un nouveau visiteur : Cabin, un assistant robot loin d’être inutile.Ce sympathique compagnon mécanique vous permet notamment de jouer au bingo… une activité plutôt tranquille après avoir broyé des robots. C’est ici que vous utilisez les jetons Cabin, que vous pouvez également trouver dans des coffres disséminés dans l’aventure. Plusieurs cartes seront à débloquer progressivement et, une fois complétées, elles vous offriront différentes récompenses bien méritées.

Il faut également prendre en compte que certaines cartes comportent des parties verrouillées. Pour les déverrouiller, il vous suffira de vous rendre dans une zone particulière : les zones rouges. Celles-ci se révèlent être de véritables défis de taille, peuplés d’ennemis redoutables… mais qui, bien sûr, vous apporteront leur lot de récompenses si vous parvenez à les surmonter.

L’autre moyen de gagner des récompenses passe par les entraînements proposés par Cabin. Il s’agit de micro-défis simulés qui viennent tester vos réflexes et votre maîtrise du gameplay. En les réussissant, vous obtenez à la fois des jetons, mais aussi des améliorations utiles pour Hugh et Diana. Et honnêtement, ce n’est clairement pas négligeable pour progresser. Pour finir, vous pourrez également trouver des figurines de Cabin dans les différents niveaux. Cela reprend le même principe que les figurines Raccoon dans Resident Evil Requiem. Certaines sont particulièrement bien cachées, alors ouvrez grand les yeux

Les différentes ressources et leur utilité

Le refuge va également vous permettre de dépenser les différentes monnaies obtenues dans le jeu. Il en existe plusieurs : la Lunafibre, les composants d’amélioration, le Lunum pur, les pièces de Cabin (évoquées plus haut) et, pour finir, les éclats de données.

Les trois ressources qui nous intéressent le plus ici sont la Lunafibre, le Lunum pur et les composants d’amélioration. Les Lunafibres s’obtiennent en éliminant des adversaires ou en ouvrant des coffres. Grâce à elles, vous allez pouvoir imprimer de nouvelles armes, mais surtout améliorer votre équipement. Attention, certains équipements sont particulièrement gourmands : dans certains cas, vous aurez même besoin de Lunum pur, une ressource bien plus rare, pour augmenter vos compétences.

Les composants d’amélioration, eux, se trouvent le plus souvent dans des zones bien cachées. Heureusement, vous pouvez utiliser l’une des capacités de Diana pour scanner l’environnement et repérer plus facilement les ressources à proximité. Ces composants vous permettent d’améliorer votre combinaison, votre arme principale, ainsi que les capacités de hacking de Diana… Enfin, les éclats de données, récupérables dans des coffres, servent à augmenter la jauge de hacking de Diana. Et ça, on apprécie particulièrement quand les combats deviennent plus intenses

Plutôt rouge ou noir ?

Le refuge continue de se développer au fil de votre progression dans Pragmata, et vous aurez également la possibilité de débloquer une garde-robe pour Hugh et Diana. Bon, on est d’accord, il s’agit ici d’un aspect purement esthétique… mais toujours appréciable selon moi.

Si vous souhaitez voir Diana dans une tenue un peu plus “humaine”, que d’une pragmata, c’est clairement l’endroit idéal pour ça.

Et la durée de vie dans tout ça ?

C’est une question totalement légitime, et je vais être transparente avec vous, sans spoiler majeur. En difficulté facile, il m’a fallu un peu plus de 8 heures pour terminer Pragmata… enfin, “terminer” est un bien grand mot, car en réalité, après avoir vu le générique de fin, il vous reste encore énormément de choses à faire. Une fois l’aventure principale bouclée, le jeu ne s’arrête pas là. Bien au contraire, la Lune regorge encore de surprises. Lors de votre premier run terminé, vous débloquez un nouvel onglet sur l’écran titre : le “Signal inconnu”. Celui-ci vous permet de reprendre votre partie afin de compléter tout ce que vous n’avez pas eu le temps de faire.

On pense notamment aux entraînements de Cabin, aux cartes de bingo, ou encore à la complétion des zones rouges. Et justement, en parlant de zones, vous pourrez également retourner explorer chaque secteur avec une indication claire des objets manquants, ce qui facilite grandement la chasse au 100 % des collectibles. Il faut aussi savoir que certaines zones sont inaccessibles au début de l’aventure, ce qui vous oblige à revenir sur vos pas une fois votre progression avancée. Autrement dit, le contenu se débloque progressivement et encourage clairement l’exploration sur le long terme. En lançant le “Signal inconnu”, vous débloquez également une pièce secrète remplie de défis supplémentaires. Le principe rappelle un peu les entraînements de Cabin, mais ici, il s’agit de remplir des objectifs précis pour déverrouiller de nouvelles zones et récompenses.

Alors oui, j’ai terminé le jeu en environ 8 heures en difficulté facile, mais l’expérience est loin de s’arrêter là. En réalité, on peut facilement doubler, voire dépasser cette durée selon le temps que vous consacrez au contenu annexe. Et vu la qualité du jeu, entre les graphismes, le gameplay et surtout son histoire, difficile de parler d’une expérience non rentable… rester sur Pragmata, c’est tout simplement un plaisir

Pour le plaisir des yeux

INFORMATIONS

Date de sortie

17/04/2026

Développeur

CAPCOM Co., Ltd.

Éditeur

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Test réalisé sur

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Plateforme(s)

GENRE(S)

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CONCLUSION

Il est temps pour moi de tirer un trait sur cette conclusion… et waouh. Depuis son annonce il y a quelques années, j’attendais vraiment de découvrir ce jeu. Et aujourd’hui, on y est. Le moment tant attendu est enfin arrivé, et ce que je peux dire en premier, c’est que l’attente en valait clairement le coup. Pragmata est un jeu magnifique, innovant dans son gameplay, avec des personnages attachants, une durée de vie plus que satisfaisante et un système de jeu qui sort clairement des sentiers battus. Capcom a pris un gros risque… et pourtant, le pari est réussi haut la main, bien au-delà de ce qu’on pouvait imaginer.

Ce test s’ajoutera à beaucoup d’autres, et il est évident que les avis seront partagés. Certains seront déçus, d’autres ressentiront exactement la même chose que moi. Mais au fond, cela importe peu. Ce qui compte vraiment, c’est mon ressenti. Pas seulement en tant que testeuse et blogueuse, mais surtout en tant que joueuse. J’ai adoré ce jeu sur tous les plans : ses graphismes, son histoire, son gameplay… Pragmata était tout ce que j’attendais, et bien plus encore. Et pour ça, Capcom a clairement réussi son coup. Vous l’aurez compris, c’est un énorme coup de cœur. Et je ne peux que vous le recommander, sans en faire une simple publicité.

Son scénario était peut-être prévisible par moments, mais il a malgré tout réussi à me faire voyager. Alors merci à Capcom de nous faire vivre de telles émotions, bien loin du frisson de Resident Evil Requiem cette fois-ci. Grâce à Pragmata, j’ai eu l’impression de poser le pied sur la Lune, et de voir à quel point les machines peuvent être à la fois utiles… et dévastatrices. Au final, ce que je retiens de ce jeu, c’est avant tout une aventure marquante, pleine d’émotions, qui reste en tête bien après l’écran de fin… avec encore quelques heures à parcourir pour aller chercher le 100 % !

+ POINTS POSITIFS

  • Un gameplay plus que jouissif, notamment les phases de piratage (en toute légalité) qu’on prend plaisir à maîtriser… 
  • Un récit suffisamment fort pour ne pas laisser indifférent…
  • Une relation entre Hugh et Diana touchante, digne d’un père et sa fille
  • Un jeu qui pousse vraiment à l’exploration, et on adore ça
  • Visuellement, c’est magnifique et très soigné
  • Une très belle durée de vie si l’on vise le 100 % (et honnêtement, on en a envie)
  • Le doublage VF en général bien que la voix de Diana manque parfois de caractère : celle d’une enfant, au final
  • Des combats de boss bien badass 
  • Un bestiaire assez varié, même si on reste face à des tas de ferrailles
  • Un hub central complet et très bien intégré au jeu
  • Une OST très réussie, dont le générique fait clairement son effet

- POINTS NÉGATIFS

  • …mais qui peut parfois, à la longue, donner une légère sensation de répétitivité.
  • …même si, au fond, on devine assez facilement la fin.

Cet article a été rédigé avec un service presse

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