Le printemps arrive et Cyanide studio revient avec son gobelin préféré dans Styx: Blades of Greeds. On va se cacher dans l’ombre pour espionner cela en toute discrétion. Ce nouvel opus commence directement après les événements du second, Styx: Shards of Darkness.
L’histoire en quelques mots
Après avoir fui Körrangar à bord d’un zeppelin, Styx, accompagné de Helledryn et de Djarak, se retrouve confronté à un golem géant animé par du quartz. Après s’être débarrassés de cette montagne vivante, ils se retrouvent coincés à Mur et doivent trouver une solution pour s’enfuir. Une solution est rapidement trouvée grâce à un capitaine de zeppelin pirate. Malheureusement, Styx assimile de plus en plus de Quartz et Flux entre en jeu.
De l’infiltration
La licence est axée sur l’infiltration et Styx: Blades of Greeds ne déroge pas à la règle. Jouer avec les ombres, les diversions, trouver les itinéraires alternatifs et connaître les patrouilles seront vos meilleurs atouts pour parvenir à vos fins. Si vous êtes découvert, il vous reste deux options: la fuite ou le combat. Il n’est cependant pas certain que cela se termine bien pour vous car il faut avouer que Styx est en papier mâché.
Jouer avec les ombres
Pour une infiltration efficace, il faut maîtriser son environnement. Styx: Blades of Greeds offre la même possibilité que ses prédécesseurs, à savoir la possibilité d’éteindre des sources de lumière. Cela permet d’augmenter les zones d’ombre et de pouvoir avancer discrètement sans être vu. Cependant, un ennemi en patrouille peut venir rallumer une torche. C’est une épée à double tranchant. En effet, d’un côté cela veut dire que votre douillette obscurité n’est plus, mais de l’autre, il est possible d’utiliser cette mécanique pour créer une diversion et gagner du temps pour terminer vos sombres dessins.

L’art de la diversion
Styx: Blades of Greeds garde les options du passé, à savoir faire des diversions avec la lumière, la possibilité de lancer une bouteille ou encore de mettre un corps à un endroit préci pour qu’il soit découvert. Comme toujours, on a aussi la capacité de créer des clones pour leurrer l’ennemi, mais ce n’est pas tout. En effet, grâce à la puissance du quartz, on débloque des compétences pour contrôler les ennemis ou encore créer des vagues d’énergie permettant de dégager la voie (ou faire tomber nos ennemis dans le vide).
Donner la mort
Styx n’est pas un gentil petit gobelin. Certes, il maîtrise les ombres à la perfection, mais il en va de même avec sa dague. Styx: Blades of Greeds continue de laisser la possibilité au joueur d’être un fantôme que personne n’aura remarqué ou de laisser une traînée de corps derrière lui. Bien entendu, ne faire aucune victime est nettement plus compliqué et une zone nettoyée permet une exploration complète sans se soucier d’être détecté.
Assassinat
La méthode la plus efficace pour tuer un ennemi est l’approche furtive suivie d’une mise à mort simple et efficace. L’approche furtive revêt plusieurs formes. Styx peut simplement s’approcher dans le dos de sa victime, courir droit sur elle et espérer être assez rapide. Se cacher dans une armoire, dans un coffre derrière un mur et attendre que la victime passe assez près pour lui sauter dessus. Ou encore simplement la pousser dans le vide quand elle est un peu trop proche du bord d’une plateforme… oups…

Poison
Certains ennemis sont trop cuirassés ou résistants pour être éliminés directement. Une manière très efficace, et qui ne semble pas trop alarmer les autres ennemis, est l’empoisonnement. Un petit peu de vomi de gobelin dans une réserve d’eau ou sur un plat, et tout ennemi décidant de goûter le mets assaisonné finit par passer l’arme à gauche peu de temps après.

Piège et accident
Si ce n’est pas encore assez varié, je peux aussi parler des malheureux accidents où de lourds chandeliers tombent sur un groupe de gardes en train de discuter, ou encore des monte-charges avec un plateau de transport mal fixé…



Si cette technique ne laisse pas le droit à l’erreur, vous pouvez rectifier le tir avec la pose de pièges sur le chemin d’un ennemi par exemple.
Combat
Il arrivera qu’un combat soit impossible à éviter, que ce soit parce que l’ennemi est trop fort pour un assassinat direct ou parce que cela a été scripté. Styx: Blades of Greeds vous oblige alors à verrouiller l’ennemi combattu et à vous les esquives et attaques à la dague. Une fois encore, l’erreur ne pardonne pas : il ne suffit que d’un ou deux coups pour occire le pauvre Styx. Cependant, une esquive réalisée au bon moment vous permettra de porter un coup décisif et souvent mortel à votre adversaire.
Artisanat
Pour vous aider dans vos aventures, Styx a la possibilité de créer différents objets. De simples outils de crochetage aux potions de santé en passant par les pièges, les possibilités sont assez variées. Chaque objet demande certaines ressources qu’il est possible de ramasser tout au long de votre exploration. Attention cependant, car vos poches ne sont pas illimitées, mais heureusement, il est possible de les agrandir.

Améliorations
Styx: Blades of Greeds propose trois axes d’améliorations différents et trois ressources associées. La première est une expérience axée sur la réussite de mission et la récolte de butin. Cette expérience permettra de développer les compétences de gobelin.

Une seconde expérience est acquise lorsque Styx assimile la puissance de Quartz. Avec suffisamment de puissance, vous avez la possibilité de débloquer des pouvoirs liés à Flux, par exemple la vague d’énergie ou le contrôle mental.


Le dernier axe est lié à des schémas d’amélioration. Ces parchemins sont disséminés un peu partout et permettent l’amélioration de l’artisanat et l’agrandissement des poches de Styx.


Trois environnements
De par la présence de ce zeppelin pirate, l’intrigue de Styx: Blades of Greeds se joue dans trois zones différentes. La ville de Mur, le marais de l’Aube Turquoise et dans les ruines d’Akenash. Chaque zone a ses propres ennemis et secrets e,t bien qu’il soit possible de se déplacer rapidement d’un point d’une zone à un autre endroit de cette même zone, changer de zone demandera toujours de revenir au zeppelin.

Station à ballon
En explorant les trois zones de Styx: Blades of Greeds, vous avez la possibilité de débloquer des stations à ballon. Ces dernières sont des points de déplacement rapide vous épargnant un long trajet (discret) jusqu’à l’autre bout de la zone. Cependant, débloquer une station demandera souvent de sécuriser la zone en éliminant des gardes et/ou en activant différents mécanismes.

Un équipage
En avançant dans l’intrigue, de nouvelles têtes rejoindront votre équipage pour ajouter des mécaniques de jeu. Certains proposeront des quêtes secondaires, d’autres proposeront des modifications de compétences ou proposeront des nouvelles mécaniques via l’ajout d’un grappin à l’équipement de Styx ou la possibilité d’équiper des runes ayant un impact direct sur votre manière de jouer.



Mon expérience
Je ne suis pas un débutant sur la licence, vu que j’ai terminé le premier opus et commencé juste après le second opus. Sans doute à cause d’une overdose de gobelins, je n’ai cependant jamais terminé Shards of Darkness. Mais c’est plein de motivation que je me suis lancé dans ce test. Très vite, on retrouve les sensations de l’infiltration et on voit le challenge, surtout si comme moi, on ne pense jamais à utiliser les différentes compétences. Après près de dix heures de jeu, je pose la manette pour écrire ces quelques lignes.
Le jeu est beau et je n’ai pas observé le moindre souci. Enfin si, il y en a un qui m’a sauté aux yeux le pop-in. Autrement dit, les textures qui apparaissent subitement mais uniquement durant les cinématiques. Parfois, c’est même un objet qui se déplace mais, en même temps, un double reste à son point de départ…
Autre bémol, l’histoire… L’intrigue du premier était géniale mais celle de Styx: Blades of Greeds est molle et pas franchement intéressante.
En dehors de cela, j’ai vraiment pris plaisir au jeu. Combien de fois n’ai-je pas râlé car j’ai fini par tuer tout le monde alors que je trouve plus tard un chemin me permettant d’atteindre mon objectif en toute discrétion…
J’ai encore pas mal de monde à tuer, je laisse le clavier pour retourner à la manette.