Avant-propos
Disponible depuis le 25 novembre 2025, Project Motor Racing est proposé sur PC et les dernières consoles next-gen. Il est le fruit du travail de Straight4 Studios, qui a malheureusement traversé récemment une période difficile marquée par une vague de licenciements.
Project Motor Racing se positionne fièrement dans la lignée des grandes simulations automobiles, avec une ambition claire : rivaliser avec les classiques du genre, comme Gran Turismo ou Forza Motorsport. Mais est-ce qu’il tient réellement la route, à la hauteur de ces références ? C’est ce que nous allons découvrir, en prenant le volant et en partant à la rencontre de ses circuits et de ses voitures mythiques.

Les modes de jeu solo
Comme toute bonne simulation automobile, Project Motor Racing propose plusieurs modes solo. Le fonctionnement reste simple et efficace. Vous retrouvez d’abord le mode carrière, dont je vous parlerais juste après, ainsi qu’un mode week-end de course.
Dans ce dernier, vous choisissez librement votre voiture et votre circuit pour vivre un week-end complet. Au programme : essais libres, qualifications et course. Ce format, très classique dans le sport automobile, revient d’ailleurs naturellement dans le mode carrière, où il structure chacune de vos compétitions. C’est clairement le mode idéal pour vous permettre de vous familiariser avec chaque véhicule et chaque circuit, d’affiner votre pilotage et de préparer au mieux vos courses.


Un mode carrière solide et complet
Dans un jeu de simulation automobile, le mode carrière reste pour moi un pilier essentiel. Ici, pas de détour : le jeu vous plonge directement dans l’action. Dès le départ, vous choisissez l’un des sept modèles de sponsoring qui financent votre progression. Parmi eux :
- Panneau publicitaire
- Esprit de compétition
- Esprit sportif
- Couverture des frais
- Vainqueur
- Agressivité
- Allure
Chaque type de sponsoring évolue selon votre conduite et vos résultats, ce qui oblige à choisir avec soin.
Ensuite, vous définissez votre budget de départ. Trois options s’offrent à vous :
- Démarrer modestement avec 100 000 $,
- Choisir un niveau intermédiaire à 650 000 $,
- Viser directement les sommets avec un capital de 2 000 000 $.
Vous réglez enfin le niveau de difficulté de la carrière.
Mode Classique
Vous avez la possibilité de personnaliser la durée des courses et la difficulté de l’intelligence artificielle. Vous pouvez ainsi adapter l’expérience à votre niveau et à votre style de jeu : des courses plus courtes pour vous familiariser avec un circuit, des sessions plus longues pour relever un véritable défi d’endurance, et une IA plus souple ou plus agressive selon vos envies. Ce mode permet de profiter pleinement du jeu sans la pression extrême du mode Authentique, tout en restant fidèle aux sensations d’une simulation automobile réaliste.
Mode Authentique
Le jeu ne vous fait aucun cadeau : vous êtes plongé dans une simulation pure, où la difficulté est maximale dès le départ. Ici, vous pilotez comme un véritable professionnel, sans possibilité de redémarrer la course en cas de petite erreur. Chaque décision, chaque trajectoire compte, et les conséquences sont immédiates. Pas question donc de relâcher votre attention ou de compenser une erreur : chaque geste au volant se paie cash.
Un mode histoire absent
Malgré toutes ces qualités, le mode carrière souffre d’un léger manque de narration. Le jeu ne propose ni véritable histoire autour de votre pilote, ni objectifs scénarisés à long terme. On enchaîne les courses, les essais et les qualifications sans jamais ressentir de fil conducteur. Un petit scénario, même discret, ou une progression vers un titre majeur aurait apporté une dimension supplémentaire et renforcé l’attachement au pilote.



Le mode défi
Pour accéder au mode Défi, vous devez obligatoirement disposer d’une connexion au réseau multijoueur de votre plateforme. Ce mode prolonge efficacement l’expérience de jeu en proposant des épreuves spécifiques et exigeantes.
Endurance
Ce mode vous plonge dans de longues courses composées de nombreux tours, au volant de voitures d’endurance, comme les prototypes. L’objectif repose sur la régularité, la gestion de la fatigue et la maîtrise de la mécanique sur la durée.
Pilote d’usine
Ici, le jeu mise sur la performance pure. Vous participez à une course contre la montre avec un nombre de tours illimité. Le but reste simple : réaliser le meilleur temps possible. Vous pouvez choisir librement parmi toutes les voitures d’endurance, ce qui permet d’adapter votre stratégie à votre style de pilotage.

Et la technique dans tout ça?
Project Motor Racing assume pleinement son statut de simulation. Le jeu reste jouable à la manette, mais la moindre erreur se paie cash. Ces fautes peuvent rapidement détériorer la conduite, rendre la voiture plus difficile à maîtriser et compliquer fortement la suite de la course. Pour profiter d’un meilleur contrôle, notamment lors des pertes d’adhérence ou des tête-à-queue, l’utilisation d’un volant avec pédales s’impose comme la solution idéale. Elle permet de rattraper plus finement la voiture et d’exploiter tout le potentiel de la physique du jeu.
Avec un jeu aussi exigeant, la progression se révèle finalement très satisfaisante. À force de répétitions, d’apprentissage et de maîtrise, le joueur sent réellement ses progrès en piste, et chaque victoire devient le fruit d’un véritable travail. Ici, l’effort paie, et le plaisir grandit avec l’expérience.
Il faut quand même le préciser : le jeu n’est clairement pas fait pour les débutants. Entre la complexité des commandes, le jargon technique et la rudesse de l’IA, les novices risquent vite d’être dépassés par la difficulté et la précision requises. Heureusement, il est possible de se faciliter la tâche en réduisant la puissance de l’IA, car lorsqu’elle vous attaque, elle ne fait vraiment aucun cadeau.
Graphismes
Parlons maintenant des graphismes, car oui, c’est un détail important. À la vue des bandes-annonces, on s’attend à quelque chose de spectaculaire… Pourtant, une fois en jeu, la réalité est un peu moins impressionnante.

Véhicules
Soyons honnêtes : les 70 voitures disponibles en mettent plein la vue. Que ce soit les Audi, Mazda ou Porsche, l’extérieur des modèles est soigné et détaillé. Mais une fois installé derrière le volant, c’est une autre histoire. La vue intérieure manque de charme : c’est terne, sans relief, et il manque ce petit « waouh » qui ferait sentir qu’on est vraiment dans une voiture de luxe.
Au final, on a presque l’impression d’être dans une Renault plutôt que dans une sportive haut de gamme. Un peu dommage, mais cela n’enlève pas complètement le plaisir de découvrir et de piloter ces véhicules.
Météo et cycle jour/nuit
Les environnements sont plutôt réussis, surtout lorsqu’on se concentre sur les paysages et circuits. Le jeu propose un cycle jour/nuit dynamique et une météo parfois capricieuse : pluie, sol mouillé, variations de lumière et reflets qui évoluent selon l’heure et les conditions.
Cependant, certains effets déçoivent : la pluie ressemble plus à de simples bâtons blancs tombant du ciel, réduisant la visibilité et compliquant la conduite.

Les mods et contenus additionnels
Project Motor Racing propose également des mods disponibles via la section DLC, qui permettent d’apporter des améliorations aussi bien visuelles que techniques. Au programme, vous retrouvez de nouvelles peintures, des véhicules supplémentaires, des packs d’événements pour le mode carrière, ainsi que des réglages avancés pour les voitures.
Du côté des DLC, nous pouvons clairement faire confiance à l’équipe de développement, qui met déjà le jeu régulièrement à jour afin d’optimiser ses performances et d’améliorer l’expérience globale. Un suivi sérieux qui rassure pour l’avenir du titre.


Le son
Le travail sonore contribue fortement au réalisme du jeu. Chaque catégorie de véhicule dispose de sa propre identité sonore, avec des moteurs puissants et distincts. Les bruits de freinage, de pneus et les changements de rapports participent à l’immersion, tout comme l’ambiance des stands et de la piste. Le rendu sonore accompagne parfaitement l’intensité des courses.
Les différentes catégories de véhicules
Project Motor Racing vous propose un large éventail de véhicules : pas moins de 70 bolides répartis en 13 catégories, disponibles aussi bien en mode carrière que lors des week-ends de course. Cette diversité permet d’adapter l’expérience de pilotage à votre niveau et à vos envies.
On retrouve ainsi des prototypes ultra-performants comme les LMDh ou LMP, des GT emblématiques telles que les GT3 et 992 Trophy, ainsi que des modèles plus accessibles, idéaux pour progresser et découvrir le pilotage. Chaque catégorie offre des sensations de conduite différentes, permettant à chacun de trouver son rythme et son plaisir sur la piste (liste complète des véhicules ici).


Et les circuits de Project Motor Racing?
Project Motor Racing propose une belle sélection de circuits parmi les plus célèbres au monde : 28 tracés au lancement, répartis sur 18 sites internationaux. On voyage ainsi de la Belgique à l’Australie, en passant par des classiques comme le Nürburgring Nordschleife en Allemagne, Spa-Francorchamps en Belgique ou Interlagos à São Paulo au Brésil (liste complète des circuits ici).
Les circuits bénéficient en plus d’une modélisation soignée, avec des tracés fidèlement reproduits, des dénivelés bien marqués et une excellente lisibilité en course, ce qui renforce encore l’immersion. On regrette toutefois, avec une certaine déception, l’absence du circuit Bugatti du Mans, une référence pourtant incontournable pour les amateurs d’endurance.
