Sonokuni est un die & retry frénétique en vue du dessus développé par un groupe de 7 personnes japonaises connu sous le nom DON YASA CREW.
Le jeu est édité par Kakehashi Games.
Un Hotline Miami nippon
« Il y a très longtemps de cela, à l’âge des mythes et des légendes, vivait un peuple sauvage, indompté, qui refusait de se soumettre. Ils appelèrent leur terre « Sonokuni » et vivaient heureux.
Un jour, le puissant et fier royaume de Wanokuni, qui convoitait son petit voisin, envoya le divin prince Yamato Oguna subjuguer cette terre indocile.
Déguisé en servante, il se glissa à Sonokuni et massacra le roi, Kumaso Takeru, de sang-froid.
Alors que le roi gisait mourant, il vit la grandeur de son assassin et demanda au prince de prendre son nom : Takeru, un nom digne d’un puissant héros.
Touché par la supplication du roi, Yamato Oguna accepta et, à partir de ce jour, il fut connu sous le nom de Yamato Takeru. »



Pour faire simple, nous incarnons une certaine Takeru, tueuse solitaire aux chaussures vert fluo, chargée d’affronter une superpuissance surréaliste, dopée à la biotechnologie, pour défendre son peuple.
Cette histoire s’inspire de la mythologie japonaise.
Malheureusement, ici, l’histoire n’est pas vraiment importante, et n’est qu’un prétexte aux combats.
De plus, les dialogues qui entrecoupent les niveaux sont pour la majeure partie très soporifiques, en plus d’être bien trop longs et nombreux.
Contrairement à Hotline Miami, ils cassent le rythme effréné du jeu.



On tranche, on pare et on ralentit le temps
Le gameplay de ce titre est on ne peut plus simple : On frappe, on bloque, on pare et on ralentit le temps, le tout, toujours au corps à corps, pour venir à bout d’étranges ennemis génétiquement modifiés.



Pour venir à bout des niveaux, il nous faudra suivre un tracé limité par des empreintes de pas.
Ce tracé ne nous fera pas passer par toutes les salles qui constituent les niveaux. Nous n’aurons donc pas à tuer tous les ennemis des stages, pour avoir à en voir le bout.
Un mal pour un bien tant le level design de certains endroits est anecdotique et peu lisible…

Graphismes
Ce Sonokuni nous octroie des graphismes 2D ultra colorés et fluos, presque psychédéliques.

Malheureusement, il est très récurrent que trop de choses soient à l’écran.
Cela ne pose aucun souci technique (ralentissements, etc) , mais c’est au niveau de la lisibilité que cela pèche.
Car cela peut rendre l’action extrêmement brouillonne. Et pour un die & retry exigeant, où un coup signifie la mort, c’est un vrai problème.



Hotline Miami avait la synthwave, Sonokuni a le Hip-Hop
La bande-son est signée DON YASA CREW, les développeurs eux-mêmes.
« En 2020, en pleine période de confinement de la pandémie Covid au Japon, le collectif Don Yasa Crew décide de créer un jeu. Les concerts en direct étant impossibles, leur but était de transmettre leur style hip-hop particulier dans Sonokuni, avec un monde et une histoire imprégnée de leur musique brute et dynamique et une interprétation biopunk originale de la mythologie japonaise. »
On baigne ici dans des sonorités rap / hip-hop.
Que l’on aime ou pas ce style musical, cela change. Mais le hic, c’est que les musiques (pleines d’hallucinations auditives) se ressemblent toutes beaucoup trop.
Si bien que du début à la fin, on a l’impression d’entendre les mêmes 4 ou 5 morceaux en boucle.
