Avant-propos
Annoncé il y a déjà plusieurs mois, The 9th Charnel faisait partie des jeux que j’attendais particulièrement, et pour cause : je suis une grande fan des jeux d’horreur ! C’est donc en ce mois de janvier que j’ai pu m’essayer au jeu… pour mon plus grand plaisir… ou pas. Derrière ce projet, on retrouve Saikat Deb, et il s’agit ici de son tout premier jeu.

Promenons-nous dans les bois…
Dans The 9th Charnel, vous incarnez un généticien nommé Michael, qui se balade en compagnie de ses amis. Mais, manque de chance, un accident survient et vous vous retrouvez au beau milieu de nulle part, entouré de personnes qui n’inspirent pas vraiment confiance.
Très vite, des créatures se mettent à vous traquer, l’obscurité devient totale… Bref, un pitch assez classique dans le domaine de l’horreur.
Partie de cache-cache
C’est donc équipé uniquement d’une lampe torche que nous allons parcourir les lieux. Très vite, vous devrez affronter des adversaires, et pour cela… pas beaucoup de solutions, si ce n’est vous cacher ! Oui, au début du jeu, ce sera votre seule option.
Heureusement, vous pourrez compter sur votre bon cardio ainsi que sur de nombreux emplacements pour vous dissimuler : tonneaux, lits, casiers… vous avez le choix. Pour votre plus grand bonheur (ou non), sachez que même lorsque vous êtes bien caché, votre adversaire ne prendra souvent même pas la peine de vous chercher… ce qui devient rapidement ridicule !
Autre point : si vous vous faites toucher, vous ne mourrez pas immédiatement. Vous disposez d’une jauge de vie qui vous permet d’encaisser plusieurs coups, ce qui peut s’avérer pratique… mais ne compense pas tous les autres problèmes.
Enfin, dans la dernière partie du jeu, vous pourrez obtenir deux armes : un pistolet et un fusil de chasse, qui vous permettront enfin de tuer vos adversaires. Dommage que cela arrive aussi tard… on aurait bien aimé pouvoir se défendre plus tôt !

L’horreur… visuelle et sonore !
Attardons-nous maintenant sur un point qui fâche : les graphismes et le doublage ! Et là, il y a vraiment des choses à dire… Parfois, le jeu offre de jolis jeux de lumière, mais d’autres fois, c’est tout simplement catastrophique. Beaucoup de bugs de textures se font remarquer (comme en témoignent les captures), des espaces vides qui font vraiment tache, et certains objets sont tellement sombres qu’on ne voit presque rien.





Concernant les expressions faciales des personnages, on remarque que leurs dents sont toutes parfaitement blanches et alignées… Sur ce point, tant mieux pour eux, j’aimerais avoir une dentition aussi parfaite ! Cependant, à force et selon les situations, garder la bouche grande ouverte n’est pas toujours très crédible. Le résultat : certaines cinématiques deviennent involontairement comiques et nuisent à l’immersion.
Côté doublage, le jeu a le mérite d’être sous-titré en français, ce qui est positif. Cependant, le décalage audio vient perturber l’expérience. Pour moi, le combo graphismes datés + doublage raté devient rapidement trop lourd et nuit à l’immersion.
Quand l’horreur déçoit
Autre point qui fâche : l’ambiance horrifique… qui n’est finalement pas si horrifique que ça. Si l’on met de côté les graphismes, The 9th Charnel peine à créer une réelle tension. Le jeu tente bien de s’imposer comme un survival horror, mais il ne parvient jamais vraiment à donner la chair de poule. On a certes droit à pas mal de sang, de cadavres et de scènes un peu glauques, mais au final, cela reste assez banal et ne suscite pas réellement de frissons.
Côté adversaires, il faut le dire, ils sont globalement… lambda. La plupart ne font absolument pas peur et ne feraient même pas frissonner un enfant de 12 ans. Un seul adversaire se démarque vraiment et parvient à créer un peu de tension (voir première capture), mais malheureusement, il reste l’exception qui confirme la règle. Tous les autres ennemis sont prévisibles, peu intelligents, et leur simple apparence ne suffit pas à instaurer l’angoisse que l’on attend d’un jeu d’horreur.








Et pour couronner le tout, les jump scares, qui sont souvent l’outil de base pour surprendre et effrayer dans ce type de jeu, sont quasiment inexistants. Le joueur se retrouve donc face à des environnements sombres et lugubres, mais sans véritable menace palpable, sans montée de tension ni moment de véritable panique. Résultat, c’est un simple parcours un peu monotone à travers des couloirs sombres et des cadavres inertes. Si l’ambiance horrifique était censée être le cœur du jeu, elle devient malheureusement son point faible. On sort de la partie sans réel frisson, sans peur, et avec l’impression d’avoir survolé un univers qui aurait pu être terrifiant…

Un gameplay à l’ancienne…
Malheureusement, The 9th Charnel présente encore des lacunes, et je pense notamment à son système d’inventaire.
Durant votre quête de survie, vous devrez collecter des objets pour résoudre des énigmes, ramasser des soins ou retrouver des clés pour ouvrir des portes. Jusqu’ici, tout va bien.
Le problème, c’est que l’inventaire est très mal conçu. Pour utiliser un objet, vous ne pouvez pas interagir directement avec l’emplacement qui le nécessite : vous devez ouvrir votre inventaire, sélectionner l’objet, puis l’utiliser sur l’emplacement approprié.
Sauf pour les clés ! Celles-ci s’utilisent directement sur la porte. Pourquoi ne pas avoir appliqué le même système à tous les objets ? De plus, dès que vous utilisez un objet (comme un soin), l’inventaire se ferme automatiquement. Si vous êtes encore en manque de soins, il faut donc répéter toute la procédure… un vrai perte de temps
Entre logique et absurdité
Et que serait un jeu d’horreur sans énigmes ? The 9th Charnel ne fait pas exception et vous mettra régulièrement au défi… ou vous fera lever les yeux au ciel.
Certaines énigmes demandent de l’observation et de la réflexion : il faudra fouiller chaque recoin, remarquer de petits indices disséminés dans votre environnement, et parfois faire preuve d’un vrai sens de la déduction.
Malheureusement, toutes les énigmes ne sont pas du même niveau. Certaines n’ont aucune logique apparente : on se retrouve à combiner des objets ou à effectuer des actions qui semblent totalement arbitraires, comme si le jeu décidait au hasard ce qu’il attendait de vous.
Et puis, certaines sont si simples qu’elles semblent pensées pour un enfant, comme ce puzzle où il suffit de placer des chiffres de 1 à 8 dans l’ordre. Oui, vous avez bien lu… un vrai moment où l’on se demande si le jeu prend ses joueurs au sérieux.
les énigmes de The 9th Charnel ne manquent pas, mais leur conception inégale risque de surprendre… et pas toujours dans le bon sens.

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