The 9th Charnel

DATE DE SORTIE
30/01/2026
TEST RÉALISÉ SUR
PC, PlayStation 5, Xbox Series
ÉDITEUR
SOEDESCO
DÉVELOPPEUR
Saikat Deb
GENRE(S)
Horreur
LANGUES
Anglais audio avec des sous-titres français
PLATEFORME(S)
PC
COMPATIBILITÉ STEAM DECK
Non testé par Valve
MODE(S)
Solo
DATE DE SORTIE
30/01/2026
TEST RÉALISÉ SUR
PC, PlayStation 5, Xbox Series
ÉDITEUR
SOEDESCO
DÉVELOPPEUR
Saikat Deb
GENRE(S)
Horreur
LANGUES
Anglais audio avec des sous-titres français
PLATEFORME(S)
PC
COMPATIBILITÉ STEAM DECK
Non testé par Valve
MODE(S)
Solo

Avant-propos

Annoncé il y a déjà plusieurs mois, The 9th Charnel faisait partie des jeux que j’attendais particulièrement, et pour cause : je suis une grande fan des jeux d’horreur ! C’est donc en ce mois de janvier que j’ai pu m’essayer au jeu… pour mon plus grand plaisir… ou pas. Derrière ce projet, on retrouve Saikat Deb, et il s’agit ici de son tout premier jeu.

Promenons-nous dans les bois…

Dans The 9th Charnel, vous incarnez un généticien nommé Michael, qui se balade en compagnie de ses amis. Mais, manque de chance, un accident survient et vous vous retrouvez au beau milieu de nulle part, entouré de personnes qui n’inspirent pas vraiment confiance.

Très vite, des créatures se mettent à vous traquer, l’obscurité devient totale… Bref, un pitch assez classique dans le domaine de l’horreur.

Partie de cache-cache

C’est donc équipé uniquement d’une lampe torche que nous allons parcourir les lieux. Très vite, vous devrez affronter des adversaires, et pour cela… pas beaucoup de solutions, si ce n’est vous cacher ! Oui, au début du jeu, ce sera votre seule option.

Heureusement, vous pourrez compter sur votre bon cardio ainsi que sur de nombreux emplacements pour vous dissimuler : tonneaux, lits, casiers… vous avez le choix. Pour votre plus grand bonheur (ou non), sachez que même lorsque vous êtes bien caché, votre adversaire ne prendra souvent même pas la peine de vous chercher… ce qui devient rapidement ridicule !

Autre point : si vous vous faites toucher, vous ne mourrez pas immédiatement. Vous disposez d’une jauge de vie qui vous permet d’encaisser plusieurs coups, ce qui peut s’avérer pratique… mais ne compense pas tous les autres problèmes.

Enfin, dans la dernière partie du jeu, vous pourrez obtenir deux armes : un pistolet et un fusil de chasse, qui vous permettront enfin de tuer vos adversaires. Dommage que cela arrive aussi tard… on aurait bien aimé pouvoir se défendre plus tôt !

L’horreur… visuelle et sonore !

Attardons-nous maintenant sur un point qui fâche : les graphismes et le doublage ! Et là, il y a vraiment des choses à dire… Parfois, le jeu offre de jolis jeux de lumière, mais d’autres fois, c’est tout simplement catastrophique. Beaucoup de bugs de textures se font remarquer (comme en témoignent les captures), des espaces vides qui font vraiment tache, et certains objets sont tellement sombres qu’on ne voit presque rien.

Concernant les expressions faciales des personnages, on remarque que leurs dents sont toutes parfaitement blanches et alignées… Sur ce point, tant mieux pour eux, j’aimerais avoir une dentition aussi parfaite ! Cependant, à force et selon les situations, garder la bouche grande ouverte n’est pas toujours très crédible. Le résultat : certaines cinématiques deviennent involontairement comiques et nuisent à l’immersion.

Côté doublage, le jeu a le mérite d’être sous-titré en français, ce qui est positif. Cependant, le décalage audio vient perturber l’expérience. Pour moi, le combo graphismes datés + doublage raté devient rapidement trop lourd et nuit à l’immersion.

Quand l’horreur déçoit

Autre point qui fâche : l’ambiance horrifique… qui n’est finalement pas si horrifique que ça. Si l’on met de côté les graphismes, The 9th Charnel peine à créer une réelle tension. Le jeu tente bien de s’imposer comme un survival horror, mais il ne parvient jamais vraiment à donner la chair de poule. On a certes droit à pas mal de sang, de cadavres et de scènes un peu glauques, mais au final, cela reste assez banal et ne suscite pas réellement de frissons. 

Côté adversaires, il faut le dire, ils sont globalement… lambda. La plupart ne font absolument pas peur et ne feraient même pas frissonner un enfant de 12 ans. Un seul adversaire se démarque vraiment et parvient à créer un peu de tension (voir première capture), mais malheureusement, il reste l’exception qui confirme la règle. Tous les autres ennemis sont prévisibles, peu intelligents, et leur simple apparence ne suffit pas à instaurer l’angoisse que l’on attend d’un jeu d’horreur.

Et pour couronner le tout, les jump scares, qui sont souvent l’outil de base pour surprendre et effrayer dans ce type de jeu, sont quasiment inexistants. Le joueur se retrouve donc face à des environnements sombres et lugubres, mais sans véritable menace palpable, sans montée de tension ni moment de véritable panique. Résultat, c’est un simple parcours un peu monotone à travers des couloirs sombres et des cadavres inertes. Si l’ambiance horrifique était censée être le cœur du jeu, elle devient malheureusement son point faible. On sort de la partie sans réel frisson, sans peur, et avec l’impression d’avoir survolé un univers qui aurait pu être terrifiant…

Un gameplay à l’ancienne…

Malheureusement, The 9th Charnel présente encore des lacunes, et je pense notamment à son système d’inventaire.

Durant votre quête de survie, vous devrez collecter des objets pour résoudre des énigmes, ramasser des soins ou retrouver des clés pour ouvrir des portes. Jusqu’ici, tout va bien.

Le problème, c’est que l’inventaire est très mal conçu. Pour utiliser un objet, vous ne pouvez pas interagir directement avec l’emplacement qui le nécessite : vous devez ouvrir votre inventaire, sélectionner l’objet, puis l’utiliser sur l’emplacement approprié.

Sauf pour les clés ! Celles-ci s’utilisent directement sur la porte. Pourquoi ne pas avoir appliqué le même système à tous les objets ? De plus, dès que vous utilisez un objet (comme un soin), l’inventaire se ferme automatiquement. Si vous êtes encore en manque de soins, il faut donc répéter toute la procédure… un vrai perte de temps

Entre logique et absurdité

Et que serait un jeu d’horreur sans énigmes ? The 9th Charnel ne fait pas exception et vous mettra régulièrement au défi… ou vous fera lever les yeux au ciel.

Certaines énigmes demandent de l’observation et de la réflexion : il faudra fouiller chaque recoin, remarquer de petits indices disséminés dans votre environnement, et parfois faire preuve d’un vrai sens de la déduction.

Malheureusement, toutes les énigmes ne sont pas du même niveau. Certaines n’ont aucune logique apparente : on se retrouve à combiner des objets ou à effectuer des actions qui semblent totalement arbitraires, comme si le jeu décidait au hasard ce qu’il attendait de vous.

Et puis, certaines sont si simples qu’elles semblent pensées pour un enfant, comme ce puzzle où il suffit de placer des chiffres de 1 à 8 dans l’ordre. Oui, vous avez bien lu… un vrai moment où l’on se demande si le jeu prend ses joueurs au sérieux.

les énigmes de The 9th Charnel ne manquent pas, mais leur conception inégale risque de surprendre… et pas toujours dans le bon sens.

Galerie

CONCLUSION

Aïe, aïe… Il m’est déjà arrivé d’être déçue par un jeu, mais pour le coup, The 9th Charnel remporte la médaille de la déception. Je suis sincèrement déçue, et ce, sur toute la ligne. Bien que le jeu soit court, environ trois heures, le terminer a été un véritable calvaire. Je m’ennuyais, je m’énervais… et je le dis avec regret pour son créateur ! Sur plusieurs (tous) les points, j’ai été déçue… et spoiler alerte : je n’ai rien trouvé de positif !

Pourquoi, à la toute fin, avoir intégré des séquences d’équilibre, où l’on doit traverser des plateformes instables ? Nous sommes sur un jeu d’horreur… UN JEU D’HORREUR ! Ses épreuves étaient tout simplement abominables.

À cela s’ajoutent des graphismes qui laissent franchement à désirer. Entre des arbres apparaissant au milieu de la maison, des pieds totalement enfouis dans le sol et des visages… disons… improbables à s’en décrocher la mâchoire (et c’est le cas de le dire), le rendu devient parfois risible voir même effrayant et pas dans le bon sens. En prime s’ajoute un décalage audio qui vient encore accentuer l’incohérence et gâcher l’immersion.

Côté gameplay, c’est également chaotique. Les énigmes manquent totalement de logique, l’arme obtenue à la fin est à peine utilisée, et les ennemis… comment dire ? Certains ne remarquent même pas qu’on est juste devant eux, et d’autres traversent les murs pour surgir devant nous. C’est frustrant et incohérent. Quant au scénario, il avait un potentiel au début, mais il dérive rapidement vers l’absurde. Le seul moment censé être émouvant m’a laissée complètement indifférente, ce qui est triste, car il aurait pu provoquer quelques larmes.

Tous ces défauts font qu’on ne peut plus prendre le jeu au sérieux. Et c’est vraiment dommage, car The 9th Charnel faisait partie des jeux que j’attendais le plus cette année. Pour moi, c’est une énorme déception. Malgré tout, j’ai tenu à finir le jeu, pour lui donner une chance et essayer d’en tirer quelque chose de positif. Mais après l’avoir terminé, je n’ai rien trouvé. Pire encore, j’ai ressenti un certain soulagement de voir le générique de fin.

Si vous lisez mes tests, vous savez que j’ai à cœur de soutenir les petits éditeurs, et c’est pour cela que ce commentaire est honnête mais bienveillant. J’espère sincèrement que le créateur prendra en compte ces retours pour s’améliorer, car c’est aussi dans notre intérêt, en tant que rédacteurs, de donner un avis constructif et d’encourager le progrès.

Malheureusement, je ne peux pas recommander ce jeu en l’état.

+ POINTS POSITIFS

  • J’aurais tant voulu trouver un point positif, mais malheureusement, ce n’est pas le cas.

- POINTS NÉGATIFS

  • Durée de vie courte et heureusement : environ 3 heures de jeu qui semblent pourtant interminables.

  • Séquences d’équilibre mal pensées : pourquoi intégrer ce type de passages dans un jeu d’horreur ? Totalement frustrant et hors de propos.

  • Graphismes problématiques : cette manie étrange de montrer les dents des personnages lorsqu’ils parlent… on aurait dit une pub pour un dentifrice ! Ajoutez à cela un rendu global parfois risible et effrayant… mais pas dans le bon sens.

  • Décalage audio conséquent : le son ne suit pas l’action.

  • Gameplay incohérent : des énigmes illogiques et une arme obtenue trop tard pour être réellement utile.

  • IA des ennemis défaillante : certains adversaires ignorent totalement le joueur tandis que d’autres traversent les murs pour surgir devant lui.

  • Scénario décevant : prometteur au début, mais qui déraille rapidement vers l’absurde.

  • Moments émotionnels ratés : les scènes censées émouvoir ne provoquent aucune réaction, malgré le potentiel initial.

Cet article a été rédigé avec un service presse

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