Truck Driver est une franchise de simulation de conduite de camion développée par le studio néerlandais SOEDESCO, et est sortie sur plusieurs plateformes au fil des années. Depuis son lancement, la série a connu plusieurs déclinaisons, comme l’édition originale Truck Driver, la Gold Edition (incluant divers DLC), le jeu mobile Truck Driver GO, ainsi que Truck Driver: The American Dream, et le très récent Truck Driver: The Dutch Connection.

Une vraie histoire
Dans cet épisode, nous suivons le parcours croisé de deux conducteurs aux profils totalement opposés.
D’un côté, Félix, un routier expérimenté d’une bonne cinquantaine d’années, fraîchement arrivé d’un long séjour au Texas. Lassé de sa vie passée, il a décidé de s’installer en Europe pour repartir de zéro et partager son savoir-faire dans un nouvel environnement.
De l’autre, Lucas, un jeune conducteur de 24 ans, encore novice dans le métier qu’il exerce depuis seulement neuf mois. Passionné par le monde du transport, il tient une chaîne vidéo, l’équivalent d’un YouTube dans l’univers du jeu, où il documente son quotidien de routier, partage des conseils et montre les coulisses du métier.
Malgré son enthousiasme, Lucas fait face à une pression constante de la part de ses parents, qui ne comprennent pas son choix de carrière. Son père, avocat, ne cesse de lui répéter qu’il pourrait faire « un vrai métier » et suivre une voie plus prestigieuse. Cette opposition familiale alimente les tensions, tout en renforçant la détermination du jeune homme à prouver qu’il a sa place derrière un volant.


Un monde du transport respecté
Truck Driver est présenté comme une véritable simulation basée sur le métier de conducteur routier. Ayant moi-même exercé cette profession pendant plus d’une dizaine d’années, et travaillant encore aujourd’hui dans ce milieu, c’est avec un réel plaisir que j’ai souhaité découvrir cette franchise.
Au fil de l’histoire, les fondamentaux du métier de conducteur sont expliqués. En effet, selon la catégorie du véhicule que l’on conduit, porteur ou articulé, le permis adapté doit être obtenu. Mais ce n’est pas tout : un diplôme obligatoire est également exigé, la FIMO (Formation Initiale Minimum Obligatoire). Et, tous les cinq ans, une mise à jour des compétences doit être effectuée avec la FCO (Formation Continue Obligatoire) qui est une formation d’une semaine indispensable pour continuer à exercer.
On nous explique, sans trop rentrer dans les détails, qu’une réglementation spécifique doit être respectée, la RSE pour les connaisseurs. Dans le jeu, elle est surtout représentée par les besoins du conducteur à manger et à dormir, afin d’éviter de briser l’expérience. Car après tout, même si l’objectif est de proposer une simulation, l’aspect ludique doit rester présent.


Le gameplay
Le gameplay est simple à prendre en main pour un néophyte. À la manette, il suffit d’accélérer, de freiner et de gérer la direction. Les vitesses ne sont pas à passer manuellement, ce qui reste réaliste puisque la majorité des camions actuels sont équipés de boîtes robotisées. Vous êtes placé au volant d’un tracteur, et votre objectif est d’aller récupérer des remorques chargées pour ensuite les livrer à différents points répartis sur la carte. Les missions sont données par un affréteur, qui est en réalité une IA. Vous allez donc accrocher, décrocher et conduire tout en gérant la faim, la fatigue et le niveau de carburant.
Si des dommages sont causés au véhicule, vous serez prié de vous rendre dans un garage pour les réparer. Dans ces garages, il est également possible d’améliorer votre camion afin d’optimiser ses performances et son confort.


Les améliorations
Dans Truck Driver The Dutch Connexion, vous avez la possibilité d’améliorer votre véhicule afin d’optimiser vos performances sur la route. Ces améliorations permettent notamment de réduire la consommation de carburant, renforcer la motorisation, ou encore d’augmenter la robustesse de votre camion.
Mais ce n’est pas tout : le jeu propose également de nombreuses options de personnalisation visuelle pour créer le camion de vos rêves. Nouveaux rideaux de cabine, fanions, pare-buffle, jeux de lumières, peintures inédites… tout est prévu pour rendre votre poids lourd unique.
Le conducteur n’est pas en reste : vous pouvez aussi débloquer diverses améliorations personnelles afin d’affiner votre style de conduite et vos compétences sur la route.


L’IA des usagers de la route
Alors là, on ne peut pas commencer par un point fort du jeu. L’IA qui gère les autres véhicules se révèle… catastrophique. Plusieurs comportements sont à déplorer et peuvent nuire à l’expérience de jeu. Par exemple, des voitures qui veulent tourner à droite se placent parfois sur la file de gauche, et vice versa. D’autres véhicules peuvent rester à l’arrêt sur la route sans raison, ou forcer le passage de manière imprévisible.
Un exemple très simple : je sortais d’un quai de chargement, et la sortie était étroite. Il n’y avait personne ni à droite ni à gauche, mais le temps de sortir tranquillement, des voitures sont arrivées et m’ont bloqué le passage. J’ai donc dû les percuter pour pouvoir avancer. Normalement, les véhicules se seraient arrêtés un peu plus loin pour me laisser finir ma manœuvre.
Il y a aussi les voitures qui se mettent devant nous sans clignotant, de façon très agressive, ou qui nous coupent carrément la route. Et pour couronner le tout, si l’on est percuté alors qu’on n’est pas en tort, nous devons payer la facture d’assurance.


Les autres points noir
Après l’IA capricieuse, il faut également parler des infractions. Autant les excès de vitesse peuvent se justifier, autant d’autres amendes semblent complètement injustes. Par exemple, si vous arrivez trop près d’un feu rouge sans le franchir, vous pouvez quand même vous voir infliger une amende pour l’avoir « dépassé ». De quoi être franchement irrité, surtout lorsque l’infraction n’a même pas été commise.
Le contrôle des trajectoires du camion pose aussi problème. Parfois, un simple coup de volant, léger, peut vous envoyer dans le décor à la suite d’une perte de contrôle totalement injustifiée. Des points qui je l’espère seront corrigés lors de prochaines mises à jour du jeu.

Un Unreal Engine 5… non optimisé
En voyant que le jeu tourne avec Unreal Engine 5, je m’attendais à des prouesses graphiques et à des animations de haute qualité. Mais la réalité est tout autre. Le jeu manque cruellement de finition, et il est difficile de croire qu’il est destiné aux dernières consoles.
Les animations semblent bâclées, et même le tableau de bord, en vue cabine, souffre d’un manque de détails et de réalisme. On espère que les futures mises à jour apporteront enfin un contenu de meilleure qualité et corrigeront ces lacunes techniques.
