Kami ou le sommet des dieux
Cairn est un jeu vidéo de simulation d’escalade et de survie sorti le 29 janvier et édité par The Game Bakers.
Cairn vous emmène parcourir les montagnes. Depuis la salle d’escalade, lieu idéal d’entraînement simple comme avancé, le mur de roche à quelques mètres vous mène directement au cœur d’une montagne.
De là, vous guidez chacun des 4 membres d’Aava à travers son ascension.
Au bout d’environ une heure de jeu, deux pour les plus minutieux, le jeu vous propose une brève ellipse. Après quelques cinématiques de mise en scène, vous voilà au bas de Kami, la montagne que vous voulez à tout prix grimper jusqu’au sommet !






Si Aava semble peu équipée, des bandages un peu partout pour seules prises au bout des pieds et des mains, il n’en est rien. Vous pourrez le remarquer petit à petit : elle a de la bouteille. Elle grimpe depuis des années et a défié nombre de records.
Et que dire du nom de la montagne, Kami, qui signifie divinité en japonais ? N’aurait-il selon vous aucun sens caché ?
Nono le petit robot, l’ami d’Ulysse Aava

Si l’ascension se passe en solitaire, ce n’est heureusement pas tout à fait vrai. Un petit robot vous accompagne et, croyez-le ou non, vous en aurez bien besoin !!!
Nono, comme je le surnomme, est votre robot à tout faire. Il replie et transporte votre tente. C’est le vendeur de Décathlon version tout-terrain, transportable et à vos ordres !
Il ramasse aussi vos pitons laissés dans la roche, répare les pitons abîmés et, en prime, recycle toutes sortes de choses !
Et oui, vous l’apprendrez bien vite, mais la grimpe zéro déchet sera un de vos meilleurs alliés !
En prime, il fait aussi office de smartphone et vous transmet les messages vocaux de vos proches, restés des milliers de mètres plus bas !
Bien mieux qu’un smartphone, ce Nono, hein ? 😁
Attrapez-les, attrapez-les, attrapez-les toutes… les consooo
Si Aava vous entraîne dans son expédition, le jeu apporte son lot de contraintes.
Même si certains avantages sont de taille (Nono, pour ne citer que lui), il vous faudra penser à la survie de votre grimpeuse. Plusieurs jauges vous alertent sur sa soif, sa faim, sa température et, évidemment, son niveau de vie. Sans ravitaillement ou soins fréquents, vous épuisez vos forces jusqu’au game over.
Heureusement, le jeu vous pousse à faire des pauses, laissant çà et là des endroits où se reposer et surtout où sauvegarder !






La simulation d’escalade est, quant à elle, très travaillée, de sorte à se rapprocher autant que possible du réel. Les bandages s’abîment, la nourriture s’amenuise, l’eau aussi. Votre sac à dos n’est malheureusement pas celui de Mary Poppins, bien qu’il accueille déjà une fameuse quantité d’objets !
Petit plus : vous pouvez le secouer pour tenter de trouver un peu de place complémentaire pour vos trouvailles !
Aussi, la journée s’écoule, la météo change ; tout cela a des conséquences sur votre progression. De même, votre corps tremble sous l’effort ou certaines positions.
Aava, j’ai mal aux muscles quand je te vois !
Vous le remarquerez dès la salle d’escalade : si vous faites des mouvements tordus ou êtes trop instable, Aava tremble de partout, le son se modifie, l’écran devient grisé et… badaboum !
Autant dire qu’une chute de 40 mètres, vous n’y survivrez pas dans la vraie vie, et bien Aava non plus…

Néanmoins, les créateurs du jeu sont dans votre camp. Ils vous laissent donc, à chaque chute, parcourir à votre aise le tracé que vous avez pris. Ainsi, vous éviterez de reprendre un chemin trop ardu.
Pour les plus rapides, en un clic, vous pourrez aussi faire une petite marche arrière dans le temps et reprendre là où vous en étiez !
Ne faire qu’un avec la montagne

Au début du jeu, il pourrait vous arriver de croire que vous n’êtes là que pour gravir quelques murs jusqu’à un sommet, mais la réalité est tout autre.
Les raisons qui poussent Aava à escalader ce sommet sont floues et se dévoilent au fur et à mesure du jeu. La montagne, elle aussi, est bourrée de secrets. Des lettres à trouver, des civils perdus ou encore le secret du peuple de la montagne : beaucoup de choses vous attendent !
Si l’ascension offre une expérience poussée, la vue et l’ambiance valent aussi le détour. Nul doute que vous pourrez vous perdre quelques instants à contempler le décor, simplement en escaladant, mais aussi lors des pauses, véritables spots photo.
D’ailleurs, le jeu dispose d’un mode photo. Celui-ci vous permet même de prendre de la distance par rapport au personnage et de bénéficier d’une vue « libre ».
En outre, le décor n’est pas figé. Tout évolue perpétuellement : sous la pluie, avec le vent qui souffle ou encore lorsque les étoiles se dévoilent. Tout est pensé pour vous immerger davantage dans la vaste proposition que nous fait Cairn.
Mon avis









De mon côté, j’ai trouvé le jeu très agréable à découvrir. L’ambiance est calme, un vrai avant-goût de nature, avec notamment les petits sons de vent et de pluie.
Le côté tente a des gouts de camping, le tout accompagné d’une douce bande-son qui soutient parfaitement le jeu.
J’ai apprécié faire la rencontre de la secrète et calme Aava et apprendre à la connaître un peu plus au fil du jeu. Les secrets de la montagne ont su m’intriguer, même si le fait de me retrouver nez à nez avec un ours m’amusait nettement moins ! Marco, un personnage rencontré en chemin, m’a par contre moins plu. J’aurais aimé qu’Aava évolue sans lui.
Bien que n’étant férue ni d’escalade ni de survie, j’ai aimé l’expérience de jeu. D’un côté, un récit de vie ; de l’autre, des sessions de vues imprenables : ce jeu a du potentiel pour plaire. La première expérience d’escalade est proche de celle qu’on s’imagine le plus, en montagne rocheuse. La seconde par contre, plonge dans le côté plus alpin, que j’ai personnellement beaucoup aimé.
Pour ma part, j’ai tenté de collecter les succès mais n’ai pas su tous les obtenir.
De mon côté, j’ai eu un petit faible pour tenter de préparer tous les plats possibles ! Aava était parfois moins ravie…