Cairn

DATE DE SORTIE
29/01/2026
TEST RÉALISÉ SUR
PlayStation 5
ÉDITEUR
The Game Bakers
DÉVELOPPEUR
The Game Bakers
GENRE(S)
Aventure, Simulation, Simulation immersive, Sport, Survie
LANGUES
Anglais audio avec des sous-titres français
PLATEFORME(S)
PC, PlayStation 5
COMPATIBILITÉ STEAM DECK
Compatible
MODE(S)
Solo
DATE DE SORTIE
29/01/2026
TEST RÉALISÉ SUR
PlayStation 5
ÉDITEUR
The Game Bakers
DÉVELOPPEUR
The Game Bakers
GENRE(S)
Aventure, Simulation, Simulation immersive, Sport, Survie
LANGUES
Anglais audio avec des sous-titres français
PLATEFORME(S)
PC, PlayStation 5
COMPATIBILITÉ STEAM DECK
Compatible
MODE(S)
Solo

Kami ou le sommet des dieux

Cairn est un jeu vidéo de simulation d’escalade et de survie sorti le 29 janvier et édité par The Game Bakers.

Cairn vous emmène parcourir les montagnes. Depuis la salle d’escalade, lieu idéal d’entraînement simple comme avancé, le mur de roche à quelques mètres vous mène directement au cœur d’une montagne.
De là, vous guidez chacun des 4 membres d’Aava à travers son ascension.

Au bout d’environ une heure de jeu, deux pour les plus minutieux, le jeu vous propose une brève ellipse. Après quelques cinématiques de mise en scène, vous voilà au bas de Kami, la montagne que vous voulez à tout prix grimper jusqu’au sommet !

Si Aava semble peu équipée, des bandages un peu partout pour seules prises au bout des pieds et des mains, il n’en est rien. Vous pourrez le remarquer petit à petit : elle a de la bouteille. Elle grimpe depuis des années et a défié nombre de records.
Et que dire du nom de la montagne, Kami, qui signifie divinité en japonais ? N’aurait-il selon vous aucun sens caché ?

Nono le petit robot, l’ami d’Ulysse Aava

Si l’ascension se passe en solitaire, ce n’est heureusement pas tout à fait vrai. Un petit robot vous accompagne et, croyez-le ou non, vous en aurez bien besoin !!!

Nono, comme je le surnomme, est votre robot à tout faire. Il replie et transporte votre tente. C’est le vendeur de Décathlon version tout-terrain, transportable et à vos ordres !
Il ramasse aussi vos pitons laissés dans la roche, répare les pitons abîmés et, en prime, recycle toutes sortes de choses !
Et oui, vous l’apprendrez bien vite, mais la grimpe zéro déchet sera un de vos meilleurs alliés !

En prime, il fait aussi office de smartphone et vous transmet les messages vocaux de vos proches, restés des milliers de mètres plus bas !

Bien mieux qu’un smartphone, ce Nono, hein ? 😁

Attrapez-les, attrapez-les, attrapez-les toutes… les consooo

Si Aava vous entraîne dans son expédition, le jeu apporte son lot de contraintes.
Même si certains avantages sont de taille (Nono, pour ne citer que lui), il vous faudra penser à la survie de votre grimpeuse. Plusieurs jauges vous alertent sur sa soif, sa faim, sa température et, évidemment, son niveau de vie. Sans ravitaillement ou soins fréquents, vous épuisez vos forces jusqu’au game over.
Heureusement, le jeu vous pousse à faire des pauses, laissant çà et là des endroits où se reposer et surtout où sauvegarder !

La simulation d’escalade est, quant à elle, très travaillée, de sorte à se rapprocher autant que possible du réel. Les bandages s’abîment, la nourriture s’amenuise, l’eau aussi. Votre sac à dos n’est malheureusement pas celui de Mary Poppins, bien qu’il accueille déjà une fameuse quantité d’objets !
Petit plus : vous pouvez le secouer pour tenter de trouver un peu de place complémentaire pour vos trouvailles !

Aussi, la journée s’écoule, la météo change ; tout cela a des conséquences sur votre progression. De même, votre corps tremble sous l’effort ou certaines positions.

Aava, j’ai mal aux muscles quand je te vois !

Vous le remarquerez dès la salle d’escalade : si vous faites des mouvements tordus ou êtes trop instable, Aava tremble de partout, le son se modifie, l’écran devient grisé et… badaboum !

Autant dire qu’une chute de 40 mètres, vous n’y survivrez pas dans la vraie vie, et bien Aava non plus…

Néanmoins, les créateurs du jeu sont dans votre camp. Ils vous laissent donc, à chaque chute, parcourir à votre aise le tracé que vous avez pris. Ainsi, vous éviterez de reprendre un chemin trop ardu.
Pour les plus rapides, en un clic, vous pourrez aussi faire une petite marche arrière dans le temps et reprendre là où vous en étiez !

Ne faire qu’un avec la montagne

Au début du jeu, il pourrait vous arriver de croire que vous n’êtes là que pour gravir quelques murs jusqu’à un sommet, mais la réalité est tout autre.

Les raisons qui poussent Aava à escalader ce sommet sont floues et se dévoilent au fur et à mesure du jeu. La montagne, elle aussi, est bourrée de secrets. Des lettres à trouver, des civils perdus ou encore le secret du peuple de la montagne : beaucoup de choses vous attendent !

Si l’ascension offre une expérience poussée, la vue et l’ambiance valent aussi le détour. Nul doute que vous pourrez vous perdre quelques instants à contempler le décor, simplement en escaladant, mais aussi lors des pauses, véritables spots photo.
D’ailleurs, le jeu dispose d’un mode photo. Celui-ci vous permet même de prendre de la distance par rapport au personnage et de bénéficier d’une vue « libre ».

En outre, le décor n’est pas figé. Tout évolue perpétuellement : sous la pluie, avec le vent qui souffle ou encore lorsque les étoiles se dévoilent. Tout est pensé pour vous immerger davantage dans la vaste proposition que nous fait Cairn.

Mon avis

De mon côté, j’ai trouvé le jeu très agréable à découvrir. L’ambiance est calme, un vrai avant-goût de nature, avec notamment les petits sons de vent et de pluie.

Le côté tente a des gouts de camping, le tout accompagné d’une douce bande-son qui soutient parfaitement le jeu.

J’ai apprécié faire la rencontre de la secrète et calme Aava et apprendre à la connaître un peu plus au fil du jeu. Les secrets de la montagne ont su m’intriguer, même si le fait de me retrouver nez à nez avec un ours m’amusait nettement moins ! Marco, un personnage rencontré en chemin, m’a par contre moins plu. J’aurais aimé qu’Aava évolue sans lui.

Bien que n’étant férue ni d’escalade ni de survie, j’ai aimé l’expérience de jeu. D’un côté, un récit de vie ; de l’autre, des sessions de vues imprenables : ce jeu a du potentiel pour plaire. La première expérience d’escalade est proche de celle qu’on s’imagine le plus, en montagne rocheuse. La seconde par contre, plonge dans le côté plus alpin, que j’ai personnellement beaucoup aimé.

Pour ma part, j’ai tenté de collecter les succès mais n’ai pas su tous les obtenir.

De mon côté, j’ai eu un petit faible pour tenter de préparer tous les plats possibles ! Aava était parfois moins ravie…

CONCLUSION

Cairn vous invite à incarner Aava, grimpeuse solo, bien décidée à gravir le mont Kami.
La simulation d’escalade est poussée et, rapidement, vous pourrez trouver vos marques… mais aussi glisser de la falaise. Les ressources se tarissent progressivement au cours de l’ascension et il faut être stratégique : récolter de quoi faire des infusions, faire des arrêts pour préparer des concoctions plus régénérantes ou refaire ses pansements.

Mais Cairn, ce n’est pas seulement une expérience authentique d’escalade en « solo ». C’est aussi la découverte d’un récit, celui d’Aava, mais également celui des habitants de la montagne. C’est une invitation à la nature, à observer le monde, avec une direction artistique qui ne laissera aucun joueur totalement indifférent.

Et si, comme moi, vous vous demandez si Aava va finir congelée une fois dans les hauteurs, je n’ai qu’un conseil : commencez l’ascension de Kami. Vous aurez vos réponses… et bien plus !

+ POINTS POSITIFS

  • Une direction artistique forte et audacieuse
  • Une proposition de redécouverte de la nature
  • Une simulation travaillée et plutôt réaliste
  • Une bande-son qui colle parfaitement à l’univers
  • Une héroïne, Aava, à découvrir, ainsi que de nombreux mystères à dévoiler
  • Des points de sauvegarde / pause assez nombreux, permettant aussi de courtes sessions
  • 3 niveaux de difficulté pour combler les joueurs explorateurs comme les plus exigeants
  • Des choix impactants – plusieurs fins au menu !
  • Invitation à la réflexion sur le thème du lacher prise
  • L’escalade classique et l’escalade « alpine »
  • Des petits easter eggs sympathiques disséminés un peu partout dans le jeu
  • Un système de ressources à explorer et à peaufiner (repas à préparer, bandages pour l’adhérence, etc.)

- POINTS NÉGATIFS

  • Quelques bugs de textures (sans doute liés à la sortie récente du jeu)
  • Aava escalade parfois bizarrement les rebords avec tous ses membres (écrasée au sol) avant de simplement se relever
  • On en veut plus ! (~12 h de jeu pour l’ascension seule)
  • Marco (un personnage que vous rencontrez dans le jeu, qui s’avère assez collant…)
  • L’absence de possibilité de choix pour répondre aux communications reçues par Aava
  • L’absence de traduction audio (malgré la présence de sous-titres VF – audio en anglais)

Cet article a été rédigé avec un service presse

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