Super Meat Boy 3D

Date de sortie

31/03/2026

Développeur

Sluggerfly & Team Meat

Éditeur

Headup & GCORES PUBLISHING

Test réalisé sur

PC

Plateforme(s)

STEAM DECK

Non testé par Valve

GENRE(S)

Action, Die & retry, Difficile, Plateforme, Violence

MODE(S)

Solo

LANGUE(S)

Français

CLASSIFICATION

PEGI_16

Après les décevants Super Meat Boy Forever et Dr Fetus Mean Meat Machine, Headup et Team Meat remettent le couvert et reviennent sur la licence mythique qu’est Super Meat Boy… et cette fois, en 3D !

À l’édition, Headup est accompagné de GCORES Publishing (Cato Buttered Cat, Cureocity, This is No Cave…).
Au développement, Team Meat collabore avec Sluggerfly (Ben & Ed, Hell Pie…).

Est-ce que le passage à la 3D va réussir à notre petit bout de viande préféré, qui ne fait que mourir ?
Réponse dans ce test.

Bien évidemment, nous sommes toujours sur la même formule qu’avant : un plateformer / die & retry.

Meat Boy vs Dr Fetus

 » Vous incarnez un cube de viande animé qui tente de sauver sa petite amie (faite de pansements) des mains d’un fœtus maléfique en bocal et en costume !

Pour sauver sa chère et tendre, notre héros protéiné devra sacrifier son bien-être et sauter depuis des murs, au-dessus de marées de scies circulaires et à travers des grottes délabrées et des mares de vieilles ordures ! « 

Vous l’avez compris : on ne change pas une formule gagnante.
C’est pareil que les autres jeux : pas vraiment de scénario, on est directement lancé dans l’action après une cinématique où l’on voit Dr Fetus capturer notre très chère princesse Bandage.

À chaque niveau, on va donc tenter de la sauver de ses griffes. Mais rien ne se passera comme prévu, à chaque fois, il apparaît de nulle part pour la ré-enlever… Et nous donner la « possibilité » de devoir encore la sauver niveau après niveau.

On garde le gameplay original et on l’améliore ?

Comme dans les anciens SMB*, on parcourt les niveaux d’un point A à un point B en essayant de ne pas se faire tuer par les pièges qui sont partout.

Le tout, bien évidemment, en essayant de mourir le moins de fois possible (oui, vous allez mourir… Et pas qu’un peu !), ET le plus rapidement possible, pour améliorer votre score au maximum !

Car il va falloir atteindre le rang « A+ » pour profiter du jeu dans son entièreté.

Pour savoir comment atteindre le A+, le chrono minimum requis nous est donné après avoir terminé au moins une fois le niveau.

En effet, deux mondes s’offrent à nous.
Enfin, pour être précis, c’est le même monde, mais en deux « états » différents :

  • le monde de la lumière
  • le monde des ténèbres

Dans ce dernier, les niveaux sont plus difficiles et dangereux. Et surtout, pour y accéder, il faudra avoir terminé le niveau correspondant dans le monde de la lumière… Avec un score A+.

Pour passer d’un état à l’autre, deux choix :

  • soit appuyer sur la touche prévue à cet effet
  • soit passer par ce qui ressemble à… L’anus du monde. Oui oui, vous avez bien lu.
    Dans Super Meat Boy 3D, les mondes ont des anus.

Le « dark world » est beaucoup plus sombre, avec une grosse vibe cyberpunk années 80/90, à la Far Cry Blood Dragon.
Le monde de lumière, quant à lui, est beaucoup plus coloré et lumineux.

Et même les musiques changent selon l’état du monde.

Côté gameplay, on peut courir, sauter, mais aussi dasher et faire une frappe au sol (s’écraser).
Avec Y (manette Xbox), on peut se suicider pour recommencer instantanément.

Et bien évidemment, à la fin de chaque niveau réussi, on peut voir le replay de nos essais ratés, où toutes nos tentatives se font joyeusement trucider en même temps à l’écran. Toujours aussi fun à voir.

L’influence de Mario est bien présente

Dès les premières secondes, dans la cinématique, on aperçoit un tuyau vert… Difficile de ne pas penser à notre plombier moustachu.

Mais ce n’est pas tout. La progression dans le monde fait clairement penser à des jeux comme Super Mario Land 2 & co.

Pourquoi ?
Parce qu’on parcourt la map librement, et on choisit les niveaux qu’on veut faire.

Pour savoir quel niveau faire, et quand, et bien… Pas d’ordre imposé : on avance comme on veut (même si la difficulté augmente progressivement).
La seule vraie limite, c’est le cadenas qui renferme le boss du monde.

Pour l’ouvrir, il faudra avoir terminé une bonne partie des niveaux (environ 10 à 15).
Chaque monde contient 15 niveaux… Ou 30 si on compte les deux versions.

Et ce n’est pas tout !
Le jeu regorge de niveaux secrets, dont certains sont de vrais hommages (le premier fait clairement penser à Mario 64).
En le terminant, on débloque d’ailleurs un personnage : Super Meat Boy 64.

En tout, le jeu est composé de 5 mondes.
Donc s’ils ont 15 niveaux chaque, (5×15)x2, cela en fait environ 150 ! Et c’est sans compter les niveaux de boss, et les niveaux secrets !
En résumé, il y a de quoi s’amuser, rager et s’arracher les cheveux.

Plusieurs personnages jouables

On retrouve toujours des pansements (cachés) à collecter dans les niveaux. Ils servent à débloquer des personnages.

Chacun a ses spécificités, exemple :

  • Boulette de viande Boy rebondit au lieu de marcher (et c’est un enfer à maîtriser)
  • Squelette Boy est plus rapide, car n’a pas de chair/viande
  • Ed a une gravité plus faible, comme sur la lune, saute donc plus loin, mais est bien plus grand. Donc peut avoir du mal à passer à certains endroits
  • et même… un camion jouable

Bref, en tout 20 personnages jouables sont à débloquer ! (en comptant Meat Boy)
Il y a de quoi varier les plaisirs.

Attention : aucun point de sauvegarde dans les niveaux. Tu meurs ? Tu recommences du début. Point.

La 3D, un vrai plus ?

Sur ce point-là, c’est très mitigé pour ma part.

Car même si cela rend le jeu à la fois plus mignon et plus gore (c’est contradictoire, mais c’est bien le cas), cette 3D pose quelques problèmes de perspective par moments…

C’est plus fluide, plus dynamique, plus vivant, plus rapide, mais pas plus précis. Loin de là même !

Trop souvent, on est amené à mourir à cause de la perspective, car on est à un endroit où on ne pensait pas être.

Je ne sais pas si c’est clair, mais c’est une sorte de 2.5D, comme Little Nightmares et compagnie. Et avoir ce genre de perspective pour un jeu comme Super Meat Boy, qui doit être rapide et surtout précis, c’est assez cocasse.

En vrai, les niveaux sont faisables, et je ne sais pas trop comment ils auraient pu faire autrement un Super Meat Boy en 3D. Mais mourir à cause du level design, et pas forcément à cause de nos skills, c’est rageant quoi…

Genre tu penses sauter pour atterrir sur une plateforme, mais non… En fait, tu n’étais pas du tout dessus, mais à côté. Et à côté, c’était soit des scies, soit le vide… CHEH !

Vous voyez le genre ? Et bien c’est souvent ça…

Heureusement, pour essayer de contrer ça un minimum, ils ont mis un cercle coloré sous notre personnage, qui nous indique précisément où on va atterrir.

Alors c’est une bonne idée sur le papier, mais comme le jeu est très rapide, on n’a pas souvent le temps de regarder ce petit rond…

De plus, dès qu’on doit sauter sur une plateforme verticale… Ou grimper un mur, ciao l’aide et bonjour les morts bêtes !

*SMB ne veut pas dire « suce ma bite », mais bien « Super Meat Boy« 

INFORMATIONS

Date de sortie

31/03/2026

Développeur

Sluggerfly & Team Meat

Éditeur

Headup & GCORES PUBLISHING

Test réalisé sur

PC

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CONCLUSION

Avec ce passage à la 3D, Super Meat Boy reprend vie !
Le jeu gagne en dynamisme, en nervosité et en personnalité visuelle… Mais perd clairement en précision.

Si vous êtes fan de la licence, et que la 2.5D ne vous pose pas de souci, vous pouvez foncer tête baissée ! Vous ne devriez pas le regretter.
Pour son prix, il offre largement de quoi hurler, rager devant votre écran… Et recommencer encore et encore.

En revanche, si les jeux à la Little Nightmares ou Trine 3 vous frustrent et vous font hurler à cause de leur perspective éclatée, qui vous fait sauter dans le vide comme un kamikaze malgré vous, je ne peux que vous conseiller de tester la démo avant de vous lancer.
À moins que vous aimiez mourir bêtement… Ça peut être cool aussi, hein ! HAHAH

Perso, je fais partie de ceux que ça gêne… Et malgré ça, j’ai accroché.
Oui, il y a des morts injustes. Oui, ça peut être frustrant. Et pas qu’un peu !
Mais l’envie de relancer encore, jusqu’à la réussite et toujours belle est bien là.

Et au final, c’est peut-être ça, le plus important !
Comme son aîné, ce Super Meat Boy 3D est une vraie machine à addiction.
On meurt, on rage… Et on relance. Et « Ça recommence encore et encore et encore. »

Comprendra qui pourra pour cette dernière phrase, mais ça a un rapport avec un de leur dernier trailers… 😉
Indice : DI

+ POINTS POSITIFS

  • Mignon et gore à souhait
  • Beau et coloré
  • BO ultra efficace (les chansons restent en tête)
  • Une DA cartoonesque qui envoie du steak
  • Deux mondes en un (et deux ambiances distinctes)
  • Blindé de références (Half-Life, Mario, MGS, etc.)
  • Une durée de vie solide (et encore pire si t’es maso à vouloir faire le 100 %)
  • Très nerveux et fluide…

- POINTS NÉGATIFS

  • Des morts injustes qui donnent envie de mordre la manette
  • … mais pas toujours très précis (problèmes de perspective)

Cet article a été rédigé avec un service presse

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