Timberborn

Date de sortie

12 mars 2026

Développeur

Mechanistry

Éditeur

Mechanistry

Test réalisé sur

PC

Plateforme(s)

GENRE(S)

Bac à sable, Construction, Gestion, Réflexion, Survie

MODE(S)

Solo

LANGUE(S)

Anglais audio avec des sous-titres français

CLASSIFICATION

PEGI_7

Aujourd’hui, on part à la découverte d’un jeu de gestion/survie mettant en scène un groupe de castors, j’ai nommé Timberborn. Après plus de quatre années, le jeu sort de son accès anticipé. Est-ce que cela était suffisant, on va voir cela en détail.

L’humanité n’est plus

Timberborn met en scène des castors pour la simple et bonne raison que l’humanité s’est auto détruite. À force de polluer son environnement, ce dernier est devenu invivable et l’espèce humaine a purement et simplement disparu.

Nous incarnons une tribu de castors qui tente de survivre et cherche un endroit avec un minimum de verdure. Après une longue errance, les boules de poils vont enfin pouvoir s’établir quelque part, mais encore faut-il arriver à survivre et faire mieux que les humains.

Un jeu de survie …

Le maître mot de Timberborn est bien là, survivre. La difficulté du jeu est basé sur une mécanique simple mais efficace. Votre société a besoin d’eau pour survivre, aussi bien les castors que les plantes nourricières ou les arbres. Périodiquement, la sécheresse va arriver et l’écoulement des rivières est interrompu durant un certain temps. Si la terre n’a plus d’eau, elle s’assèche et la verdure dépérit.

Par la suite, en plus des périodes de sécheresse, Timberborn nous imposera des crues de pollution. Si la sécheresse demande d’avoir un maximum d’eau, il s’agit de faire tout le contraire avec la pollution tout en ayant assez de réserve. Car oui, si on bloque l’arrivée d’eau, on provoque volontairement un effet de sécheresse…

J’entends déjà certains me dire que c’est peut-être compliqué au début mais ensuite, c’est assez simple, une fois qu’on a trouvé le truc. Et ils ont tout à fait raison, si ce n’est un petit détail… La durée des mauvaises périodes, sécheresse et pollution, est de plus en plus longue et transforme ces moments en épreuves d’endurance.

… Mais surtout de gestion

Timberborn est avant tout un jeu de gestion dans lequel il faut bâtir une société de castors et pourvoir à tous leurs besoins. Évidemment, on parle principalement de nourriture et d’eau mais il faut aussi toutes les matières premières pour les constructions et le transport des ressources. En plus de cela, il ne faut pas oublier la main d’œuvre et donc une bonne gestion de la population.

Alimentation

Un castor heureux est un castor qui a le ventre plein et, plus son menu est varié plus grand est son sourire. Dans Timberborn, c’est aussi simple que cela. On commence par juste ramasser des baies, on passe ensuite à la culture de fruits. Et ainsi de suite pour avoir des produits de plus en plus travaillés et complexes à obtenir.

Hydration

Prévenir la soif de vos castors est beaucoup plus simple car ces derniers ne boivent que de l’eau. Il suffit donc d’avoir suffisamment de réserve pour tenir les périodes sèches.

Sciences

Pour débloquer les bâtiments plus avancés, Timberborn propose un principe de points de science. Il existe plusieurs types de bâtiments pour obtenir des points de sciences, mais le principe reste le même. Plus des castors passent du temps à être occupés dans ces bâtiments, plus vous accumulez de points. En échange d’un certain nombre de points, il est possible de débloquer un nouveau bâtiment. Il est à noter qu’il n’y a pas d’ordre obligatoire. On peut débloquer l’écluse de niveau 3 sans avoir débloqué les niveaux précédents. Cependant, au niveau des bâtiments de production, il vous faudra peut-être les précédents pour avoir les composants requis pour le construire ou l’utiliser.

Logistique

En dehors des sciences, tous vos bâtiments de production auront besoin de matières premières et produiront un produit fini. Et ce ne sont pas vos artisans qui vont s’en occuper. Il va vous falloir des ouvriers qualifiés sinon tout tournera au ralenti en attente de ressources. 

Industrie

Si abattre un arbre est la spécialité d’un castor, transformer un tronc en branche l’est moins. Cependant, les castors semblent avoir développé les technologies requises pour utiliser la force motrice de l’eau. Cette technologie est requise pour les bâtiments plus avancés nécessitant de l’énergie pour fonctionner. Point important, obtenir de l’énergie n’est pas compliqué en soi, cependant acheminer l’énergie l’est nettement moins…

La physique de l’eau

L’énergie d’une roue à aubes est proportionnelle au débit d’eau qui l’actionne. Cela semble compliqué, mais Timberborn met à l’honneur les castors et leur habileté à construire des barrages. Comme tout le monde le sait, ce genre de construction modifie l’écoulement d’un cours d’eau et tout cela est pris en compte dans le jeu.

L’eau va s’écouler du haut vers le bas avec un certain débit. Si l’eau n’arrive pas à s’écouler, le niveau monte et l’eau déborde. Comme on dit, la rivière va sortir de son lit. Timberborn demande aux joueurs de jouer avec cette physique pour le bien de la colonie de castors: détourner les cours d’eau, gérer le débit, créer des réservoirs, s’assurer d’un niveau d’eau minimum…

De la verticalité

Les cartes ayant une superficie limitée, Timbeborn propose la superposition de constructions. Cela permet de développer toute la colonie mais sur plusieurs niveaux. La seule contrainte est d’avoir les ressources nécessaires ainsi que l’accès au site de construction. En général, un simple escalier nous ouvre la voie à un nouvel étage de construction.

Automatisation

Plus votre colonie s’agrandit et se complexifie, plus vous devez avoir des yeux partout et surtout ne rien oublier. Heureusement, il est possible de mettre en place des automatisations sur base de capteurs divers. Il est par exemple possible de fermer une écluse si on remarque que le taux de pollution augmente. D’augmenter le débit de vannes si on voit que la rivière se tarit, d’activer la production d’éléments en fonction du niveau des stocks. Toutes les briques de base sont là, il faut juste avoir l’imagination nécessaire pour savoir comment les utiliser.

Pour les plus motivés, il est même possible d’avoir des capteurs qui reçoivent des signaux en provenance directe du web. Imaginez un streamer qui voit sa colonie agir de manière spécifique sur base de commandes des viewers…

Rejouabilité

Timberborn a une grosse rejouabilité car cette dernière est principalement basée sur deux aspects bien différents. Le premier est la faction utilisée. En effet, après avoir atteint un certain palier avec la première faction, une seconde faction est accessible. Le second facteur est le plus important, le choix de la carte. Car oui, comme l’eau dirige fortement la manière de développer la colonie, la topologie de la carte est importante. Et si le jeu propose un peu moins de vingt cartes différentes, la communauté en a créé des dizaines.

Au besoin, il est aussi possible de personnaliser la partie pour faire varier différents paramètres et modifier le déroulement de la partie, mais je pense que la carte est vraiment le game changer.

Mon expérience

Après deux parties pour environ huit heures de jeu, je pense avoir une bonne idée de ce que Timberborn a à offrir. Honnêtement, j’ai beaucoup apprécié le test, surtout quand on commence à avoir la possibilité de modifier le paysage et le cours des rivières. Quand en bonus on ajoute l’automatisation, ce n’est que du bonheur. La première partie a été un peu lente car je devais apprendre les mécaniques, mais dès la seconde, on se sent à l’aise et on avance nettement plus vite. Les bâtiments s’empilent, les stocks se remplissent et la population prospère.

Bien que j’aie débloqué la seconde faction, je n’ai pas fait de partie avec dans le but de pouvoir aller plus loin avec la faction de base et tester un maximum de mécaniques. Mais cette nouvelle faction semble tellement différente que j’ai bien l’intention de tenter l’établissement d’une colonie avec cette faction plus axée sur l’industrie.

Je n’ai pas vu le temps passer et j’ai pris plaisir à jouer. Que demander de plus, surtout quand après un peu moins de dix heures de jeu, on se dit qu’il y a encore pas mal de choses à découvrir et essayer. 

INFORMATIONS

Date de sortie

12 mars 2026

Développeur

Mechanistry

Éditeur

Mechanistry

Test réalisé sur

PC

Plateforme(s)

GENRE(S)

Bac à sable, Construction, Gestion, Réflexion, Survie

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CONCLUSION

Timberborn sort de son early access après plus de quatre années de travail et d’amélioration. Le jeu propose un style connu mais avec une gestion de l’eau très poussée. Si Endzone 2 vous a plu et bien que Timberborn ait une direction artistique tout à fait différente, je pense que vous pouvez y aller les yeux fermés. C’est un petit coup de coeur que je conseille fortement.

+ POINTS POSITIFS

  • Une difficulté croissante
  • La physique de l’eau
  • Construire des barrages
  • Automatisation

- POINTS NÉGATIFS

  • Pas d’histoire en tant que telle (campagne)

Cet article a été rédigé avec un service presse

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