REPLACED est un jeu d’action-aventure en 2D en side-scrolling développé par Sad Cat Studios et édité par Thunderful Publishing (Planet of Lana, Viewfinder, Lost in Random, etc.).
On est ici sur un mélange entre plateforme, infiltration et combat, dans un univers cyberpunk rétro absolument sublime, avec une certaine profondeur de champ qui en fait presque un jeu en 2.5D.
Une histoire d’identité dans un monde qui part en vrille
On incarne Reach, une IA coincée dans le corps d’un humain : un certain Warren Marsh.
Et très vite, le jeu pose le ton : un monde dystopique, violent, où les humains sont presque devenus des ressources.
Entre corruption, misère et “jetables” (les gens laissés de côté), REPLACED construit un univers futuriste sombre, crédible mais surtout très humain.



On avance chapitre par chapitre, avec des retours réguliers dans une zone refuge (la gare), remplie de vie (malgré le chaos) de PNJ, avec quelques quêtes secondaires.
Le lore passe beaucoup par l’exploration et l’obtention de divers choses à « analyser » dans le monde, tels que des objets, des documents, ou des terminaux informatiques.
Tout ça stocké dans le Wingman 2 (une sorte de Game & Watch façon Tetris).
Et franchement, c’est hyper propre.





Un gameplay nerveux mais pas toujours maîtrisé
Le gameplay repose sur une boucle assez simple :
Exploration, plateforme, combat, exploration, combat…
Et clairement… Ça se ressent.





Mais là où le jeu fait très fort, c’est sur les combats :
- ultra fluides
- hyper bien animés
- satisfaisants
On est sur un feeling très proche des Batman: Arkham en version 2D. À base de contre, de parade, de coups de grâce, etc.
C’est simple, efficace et très nerveux.
Par contre, ça devient vite un petit le cafouillis lorsqu’il y a trop d’ennemis à l’écran. Mais on n’est pas sur du Assassin’s Creed où les ennemis attendent patiemment leur tour, pour essayer de nous buter.
À la longue, ça peut devenir répétitif, surtout que le jeu mise plus sur la quantité d’ennemis que sur leur intelligence.
Et côté plateforme :
- C’est souvent imprécis (surtout sur les derniers chapitres)
- Notre perso est lourd
Tout ça peut engendrer une certaines frustrations… Lorsqu’on meurt et que ce n’est pas notre faute, par exemple.
On est clairement plus proche d’un Flashback (le premier de 1992), ou autre Heart Of Darkness, que d’un platformer moderne super précis.




Des combats et des capacités qui poussent à l’agression
On finira par disposer d’un pistolet, et pour l’utiliser, c’est simple mais malin :
- Tu frappes → tu charges ta jauge
- Jauge pleine → tu peux tirer
- Tu esquives ou tu joues passif → ça redescend
Donc vraiment, le jeu te pousse à être agressif et à la jouer bourrin.
Et ça marche super bien. Sauf quand t’es trop greedy… haha
On débloquera aussi des améliorations de vie (via des « profils génétiques ») ou encore des nouvelles capacités au fil de l’aventure, ce qui donnera quelques changement souvent bienvenue au niveau du gameplay.






Une OST et une DA juste monstrueuses
Là par contre… rien à dire.
La direction artistique est exceptionnelle.
Chaque plan est travaillé comme une scène de film ou de série.
Les lumières, les décors, les animations… Tout est maîtrisé. Et tout est beau.




Et l’OST ? Elle est juste parfaite.
Synthwave / ambiant, qui colle à 200% à l’univers.
C’est clairement un des gros points forts du jeu.
En gros, le jeu pourrait tourner en fond que tu t’arrêterais pour regarder et écouter.
Du contenu « en plus »bonus » qui fait plaisir
Petit bonus cool présent dans le jeu :
Une borne d’arcade qui donne droit de jouer à des mini-jeux, en tout il y en a 3 :
Il faudra arriver à battre le highscrore pour que Susan (la propriétaire des machines) nous donne des récompenses.
Et franchement, ça fait toujours plaisir ce genre de petit contenu en plus.








