Après les premiers Tomb Raider, et les premiers Soul Reaver, Crystal Dynamics remet le couvert pour un énième remaster. Celui de Legacy of Kain: Defiance.
Et cette fois, Aspyr n’est plus de la partie.
Eux qui ont remasterisé tous les autres opus laissent non seulement la place au développement à PlayEveryWare, mais aussi le poste d’éditeur à Crystal Dynamics.
En tout cas, nous sommes toujours bien sur un jeu d’action-aventure avec quelques puzzles à résoudre.
Dévoreur d’âmes contre Vampire
Après les événements de Legacy of Kain: Soul Reaver 2, une perturbation dans la chronologie bouleverse l’équilibre du monde de Nosgoth. Les destins de Kain et Raziel se retrouvent à nouveau liés, mais leurs chemins les mènent dans des directions différentes.
En effet, Kain empêche Raziel d’être enfermé dans l’épée Soul Reaver. Affaibli par l’arme qui dévorait son âme, Raziel disparaît dans la sphère spectrale.
Kain cherche à comprendre les forces qui manipulent l’histoire de Nosgoth et à découvrir la vérité derrière les prophéties qui semblent gouverner le destin des vampires et de leurs ennemis. Pendant ce temps, Raziel poursuit sa propre quête pour comprendre sa nature, son rôle dans ces événements et les mystères entourant l’épée légendaire connue sous le nom de Soul Reaver.



Comme vous l’aurez compris, ce Legacy of Kain : Defiance se passe directement après les événements de Soul Reaver 2.
Ici, nous ne jouons pas seulement Kain ou Raziel, mais bien les deux protagonistes à tour de rôle sur les 13 chapitres (d’environ une heure chaque) que compte le jeu.
Nous alternons simplement : un chapitre = un personnage.
Kain ou Raziel ?
Les deux protagonistes ont des gameplays plus ou moins similaires. La principale différence vient de leur épée.
Quand Raziel possède une Reaver spectrale, ayant pour attribut des sphères élémentaires lui octroyant des pouvoirs spéciaux (feu, eau, terre, spectre, etc.), Kain, lui, possède la vraie Soul Reaver “matérielle”, lui donnant certains pouvoirs tels que flammes, foudre ou encore manipulation du temps.
En tout cas, chaque élément de chaque épée possède une capacité dévastatrice spéciale. Pour pouvoir l’utiliser, il nous suffira de remplir à fond notre jauge de “mana” en frappant les ennemis, puis d’appuyer longuement sur la touche d’attaque.
Par exemple :
- Ténèbres rend invisible
- Électricité aveugle les ennemis
- Dimension téléporte et attaque les ennemis
Tous deux possèdent également un pouvoir télékinésique. Celui de Kain est complet, quand celui de Raziel est plus faible et s’apparente davantage à une poussée qu’à de la vraie télékinésie.



Autre point similaire, mais différent : pour se soigner, Kain suce le sang de ses ennemis presque morts, tandis que Raziel aspire leurs âmes.
Et si jamais aucun ennemi n’est présent, on trouvera çà et là dans les niveaux des vasques contenant de quoi nous soigner.


Enfin, l’autre vraie différence concerne Raziel, qui pourra (et devra) alterner entre la sphère spectrale (le monde des morts) et le monde matériel.
Ainsi, dans l’un ou l’autre des mondes, certains passages seront accessibles ou non. Cela nous sera très utile pour résoudre certaines énigmes.



Que change ce remaster ?
Si vous êtes familier des remasters faits par Aspyr et Crystal Dynamics, ici vous ne serez pas dépaysé, c’est exactement la même formule.
Au menu :
- Graphismes remis au goût du jour
- Caméra modernisée
- Mode photo
- Nouvelles apparences déblocables pour nos protagonistes
- etc.
Concernant les graphismes, malheureusement cela rend parfois le jeu trop lisse, et dénature quelque peu l’aspect crade et vieillot du titre.
Si sur les personnages cela fonctionne très bien, sur les décors c’est parfois assez anecdotique. Tellement qu’en changeant entre les anciens et les nouveaux graphismes, on se demande parfois où est réellement la différence… ou pourquoi il y en a une, tant cela ne change pas grand-chose.






Par contre, pour ce qui est de la caméra, là le travail est impeccable.
Cela rend ce Legacy of Kain : Defiance beaucoup plus abordable qu’auparavant, où la caméra avait très mal vieilli.
Oust la caméra semi plan fixe, place à une caméra à la troisième personne, comme dans presque tous les jeux d’action-aventure modernes.
Les combats en profitent pleinement et deviennent beaucoup plus fluides et lisibles.




La seule chose frustrante avec ces combats, c’est qu’ils sont assez répétitifs, mais surtout que les ennemis respawn trop souvent dans certaines zones. Ce qui, en plus de frustrer, peut vite énerver.
Trop d’ennemis tue l’ennemi (et les combats)
En tout cas, si vous êtes un fan hardcore de la licence et que vous ne voulez pas toucher au gameplay ou aux graphismes d’origine, pas d’inquiétude.
Avec les touches adéquates (F1, LT, etc.), vous avez la possibilité de switcher entre les graphismes et caméras nouvelle et ancienne génération, directement en jeu.
Pas besoin d’aller dans les options ou de relancer le jeu : tout se fait facilement et naturellement.
Il est même conseillé de changer par moment pour vous faciliter la vie. Par exemple : le boss final est bien plus simple avec l’ancienne caméra que la nouvelle (à mon sens).
Des bonus à la pelle
Ce remaster est accompagné d’une bonne dose de bonus.
On pourra notamment y retrouver :
- Les coulisses des doublages (VO)
- Un lecteur de musique pour écouter les musiques originales
- Des “niveaux perdus” (supprimé du jeu final)
- Une salle d’entraînement
- Un grand nombre d’artworks de conception
Bref, il y a beaucoup de contenu.
Et si en plus vous optez pour la version Deluxe, vous aurez droit à trois comic books (dont un qui n’avait encore jamais été traduit) ainsi qu’à la démo de ce qui aurait dû être le sixième Legacy of Kain.
Celui-ci s’intitulait Legacy of Kain: The Dark Prophecy et a malheureusement été annulé.
Pour les fans hardcore de la série, c’est un vrai petit cadeau.


Par contre, si vous aimez le jeu sans être un fan absolu, la version de base est largement suffisante. Car pour environ 8 € de plus, cela ne vaut pas vraiment le coup.
Déjà, les bonus de base ne sont qu’en anglais, presque rien n’est traduit en français (d’ailleurs même dans le jeu certaines choses ont été oubliées à la traduction).
Mais surtout, cette démo de Dark Prophecy ne dure même pas 10 minutes, et la manière de lire les comics est franchement horrible.
Si vous avez vu la saison 8 de Buffy contre les vampires (celle qui fait mi comics, mi série animé), eh bien c’est pareil… Sauf qu’ici ce n’est ni animé, ni doublé.
Impossible de lire page complète après page complète et de zoomer dedans pour regarder les cases que l’on veut.
Quand on peut enfin voir une page entière, il est même impossible de zoomer soi-même.
Déjà que lire en numérique est une plaie… nous imposer ça, c’est vraiment le pompon.
On peut bien voir la page entière, mais il faut d’abord se coltiner une sorte de « traveling » de case en case, ce qui devient vite frustrant quand on ne veut pas de ça.
Encore, si l’on pouvait trouver le tout en images, PDF ou autre dans les fichiers du jeu, cela aurait pu être une solution… mais non, ce n’est même pas le cas.



















































