The Wandering Village est un city builder qui vous demande de survivre sur le dos d’une créature gigantesque dans un monde post-apocalyptique dangereux. Si votre but est de contenter votre population tout en veillant aux besoins de chacun, une quête principale vous amènera à réaliser un but important.
Ce jeu de Stray Fawn Studio vous fera directement penser au studio Ghibli grâce à sa cinématique d’introduction qui a un air de Nausicaä.



Fan de jeux de simulation alliant gestion, une pointe de survie et la construction de ville ? Voyons ensemble ce que cette expérience a à offrir.
Sachez que le jeu dispose d’une version physique pour Playstation ainsi que pour Switch mais également de versions collectors.
De la détente ou du défi ?
Avant de commencer votre nouvelle partie, vous allez pouvoir choisir entre trois modes de jeu.
L’histoire vous offre le scénario et les fonctions de base. Cette option est idéale pour une première partie.
Le mode défi est rempli d’épreuves en tous genres ; votre gestion devra être précise et vos techniques de survie à la hauteur. D’autant plus que vous devez affronter l’environnement hostile sur 1000 km. Il y a lieu de choisir cette difficulté après avoir réussi le mode histoire.
En bac à sable, vous pourrez construire votre ville comme bon vous semble car votre créature est invincible et les villageois sont entièrement d’accord avec toutes vos décisions.
Après avoir choisi votre mode, vous devrez sélectionner la difficulté de votre partie : didacticiel, normal ou difficile. Sachez que le tutoriel est là pour vous assister durant votre première partie. Par la suite, le jeu passera en mode normal où vous pourrez jouer à votre propre rythme.
Alors que la dernière difficulté vous met à l’épreuve. En effet, au fil du temps, les exigences et besoins de l’Onbu ainsi que des villageois augmentent. De plus, l’environnement sera de plus en plus hostile.

Qu’est ce qu’un Onbu ?
L’Onbu est une créature légendaire qui peuplait autrefois en plus grand nombre dans ce vaste monde. Selon la légende, ce géant pouvait transporter une ville entière sur son dos. Malheureusement, à cause de la corruption qui ravage de plus en plus de contrées, cette gigantesque créature, comparable à un dragon de la terre, semble avoir disparu.
Jusqu’à ce que votre peuple tombe sur ce qui semble être le dernier de son espèce. Vous avez donc l’opportunité de vivre sur son dos, afin de survivre à ces spores fongiques dangereuses qui sont éparpillées un peu partout dans le monde.
Avant de partir à l’aventure, vous allez pouvoir lui donner un nom et choisir sa couleur (les deux autres aspects se débloquent en fonction de vos victoires).


Les anciens pour vous guider
Afin d’apprendre les bases du jeu, un couple d’anciens va vous expliquer les ficelles (mode histoire & didacticiel). Il s’agit de Théodor et de Waltraud. Au travers des quêtes, vous allez suivre leurs conseils pour ensuite prendre les choses en main.

Navigation
La gestion de la cité s’effectue à l’aide du menu radial ou via la barre de menu (en haut de l’écran). Dans cet espace, vous voyez d’un coup d’oeil les informations importantes : le stock de nourriture, la population, le stockage général, le bonheur du peuple, les besoins de votre cité, les informations sur Onbu (sa vie, le niveau de toxicité, sa faim, son énergie), le calendrier (avec l’heure et le lieu), la température externe, le niveau d’humidité, le niveau de toxicité et la vitesse du jeu (pause, normal, rapide x2 et x4).

N’hésitez pas à mettre le jeu en pause pour parcourir tous ses onglets et prendre le temps de tout assimiler. Par ailleurs, le carnet de l’ancien reprend tout un tas d’éléments pour vous aider.


Le jeu vous offre trois vues différentes : sur la ville, sur Onbu et sur la carte. Vous pouvez switcher rapidement d’une vue à l’autre et bouger librement votre curseur de sélection en vue “cité”, afin de pouvoir agir à tout moment.




Construction
Le menu construction se trouve au bas de votre écran. Grâce à celui-ci, vous allez pouvoir ériger différents bâtiments selon vos besoins. Ils sont divisés en plusieurs catégories : habitation, stockage, nourriture, ressources, production, champignon, Onbu, toxique, exploration et décoration.
Selon l’édifice choisi, vous devrez le placer au bon emplacement. En effet, certaines constructions ne peuvent pas être disposées n’importe où. Une grille emplie de croix apparaîtra pour vous le signaler. Heureusement, la plupart des bâtiments peuvent être érigés à la place choisie tout en veillant à augmenter son bénéfice. Par exemple, le camp de bûcheron doit être installé près des arbres sinon il ne fonctionnera pas.
Gardez en tête que toutes les bâtisses ne peuvent être déplacées hormis les camps de bûcherons et de pierres. Ce qui implique que si une construction vous semble mal placée, il y a lieu de la détruire pour en récupérer entièrement les matériaux.



Au travail
Dans l’espace population vous avez trois nombres qui s’affichent : le total des villageois, les travailleurs libres et les personnes qui cherchent une activité (ils s’ennuient). Lorsque vous construisez quelque chose, les travailleurs libres vont automatiquement s’en occuper. Ce qui réduit le nombre de personnes inactives.

Afin de faire fonctionner un bâtiment, il y a lieu d’y affecter des villageois qui y travailleront de façon permanente jusqu’à ce que vous en donniez l’ordre contraire. Cela se passe dans le menu de la bâtisse.
Il est donc important de garder un équilibre entre les employés fixes et libres. Car vous avez besoin de ces derniers pour effectuer n’importe quelle tâche (construire, récolter l’objet que vous avez sélectionné spécifiquement, etc).


Priorité
Que ce soit via la fiche d’une construction ou d’un objet, vous avez le loisir de signaler à votre population la priorité de la tâche de “aucun” à “priorité absolue”. Si au début, cela ne semble pas important, vous verrez qu’au fil de votre progression, il faudra en user régulièrement.

Par ailleurs, vous pouvez désactiver un bâtiment qui vous semble obsolète. Soit parce qu’il consomme trop de ressources dont vous avez besoin, soit parce qu’il produit trop de matériaux à votre goût. Quoi qu’il en soit, cette option sera utile pour vous adapter à ce qui vous attend.
De nouveaux résidents
Si le bonheur des villageois est suffisamment élevé, la cité attirera périodiquement de nouveaux nomades. Grâce à un widget spécifique (un groupe de trois personnes), vous recevrez une notification pour vous signaler qu’en appuyant sur carré (sur console), vous acceptez leur venue.
Par ailleurs, c’est également ici que vous trouverez d’autres onglets pour mettre en avant différents points importants. Que ce soit bénéfique ou non. N’hésitez donc pas à y jeter un œil régulièrement.

Le bonheur c’est simple…
Pour que votre population soit heureuse et reste avec vous sur le dos d’Onbu, il y a lieu de faire attention à plusieurs choses : la qualité des aliments et leur variété, la qualité des logements, les décorations, que tout le monde ait le ventre plein et un toit sur sa tête.
Au début, vos villageois ne seront pas exigeants. En effet, le niveau de besoin sera à zéro mais au fur et à mesure du temps, ce chiffre va augmenter ! Si bien que cela va affecter l’attirance des nomades pour votre cité. Car si vos résidents ne sont pas contents, personne n’aura envie de vous rejoindre et si la situation est catastrophique, les gens vont se rebeller et partir.
Recherche
Grâce au centre de recherche, vous allez pouvoir trouver de nouvelles recettes pour améliorer votre cité sur bien des aspects via de nouveaux bâtiments. Chaque recherche exige un coût en matériaux et un délai d’apprentissage. Ensuite, vous pourrez construire la nouvelle bâtisse et avoir accès aux autres plans via un arbre aux multiples embranchements.
Il y a donc lieu d’effectuer régulièrement de nouvelles recherches pour être à jour et paré à toute éventualité pour ainsi améliorer ses chances de survie.


Plantations et ferme
Si les buissons de baies offrent de la nourriture à votre population, celle-ci n’est que très frugale comparée à ce que peut vous offrir la ferme. Après avoir effectué la recherche du plan, vous pourrez demander à vos villageois de planter un légume selon le climat où vous vous trouvez.
En effet, la betterave est idéale en montagne puisqu’elle résiste à des températures basses et ne nécessite qu’un peu d’eau (2 seaux). Contrairement au cactus qui pousse sous de fortes températures et fournit de quoi étancher sa soif (idéal en plein désert).
Dans tous les cas, la ferme est l’un des bâtiments essentiels pour subvenir aux besoins alimentaires de vos villageois. Ensuite, vous pourrez vous frotter aux cuisines qui augmentent la variété des aliments. Ce qui a un impact positif sur votre population.

Couché Onbu!
Via la tour à cor, vous avez la possibilité de communiquer avec votre géant. Les premières mélodies vous permettent de lui demander de s’allonger, de marcher ou de courir. De plus, vous pouvez choisir le chemin à un carrefour via la carte lorsque votre compagnon hésite. Bien entendu, au début, rien ne l’oblige à suivre vos indications, puisqu’il n’a pas confiance en vous.




Prendre soin de son compagnon
Pour améliorer votre relation avec l’Onbu, il y a plusieurs solutions : le nourrir, le soigner et le caresser. Bien entendu, pour parvenir à faire toutes ces tâches, il faudra effectuer plusieurs recherches dans le centre et obtenir des matériaux de plus en plus complexes.
La particularité du jeu c’est que vous avez le choix de créer une ville en symbiose avec la créature ou de profiter de lui jusqu’au bout (en suçant son sang comme un parasite). Vous êtes libre de vos choix. Toutefois, la confiance du géant sera plus ou moins importante selon vos décisions.

Exploration
Grâce à la cabane d’explorateurs, vous allez pouvoir partir en mission dans les alentours. Cela est important pour trouver des ressources et des objets précieux. Pour ce faire, il y a lieu de se rendre sur la carte et de sélectionner les différents lieux qui sont proches d’Onbu.

Dans la zone délimitée autour de la créature, vos pillards pourront voyager sans difficulté. Si vous souhaitez vous aventurer plus loin, il y aura lieu de fournir à vos explorateurs des rations. Tout cela sera indiqué dans la fiche d’information du lieu. Bien entendu, le voyage dure plus ou moins longtemps selon que l’endroit est plus ou moins éloigné de votre géant.
Améliorations
Il y a une petite portion de bâtiments qui peuvent être améliorés pour augmenter leur production. Dans l’exemple des puits aériens, le collecteur d’eau avancé permet d’augmenter de 25% l’efficacité de la bâtisse. Il vous faudra de nombreuses ressources pour mettre une amélioration à une construction et celle-ci est définitive ! Réfléchissez bien avant d’en payer le prix.


Biomes et événements
Votre protégé se ballade en ligne droite sur un chemin tracé sur la carte. Vous pouvez l’orienter vers le Nord ou le Sud à chaque carrefour (pour autant qu’il veuille bien vous écouter). Tout au long de votre route, vous allez visiter différents biomes : la montagne, la jungle, le désert, l’eau et les ruines.



Chaque environnement a son propre lot de (mauvaises) surprises et vous affecte plus ou moins fortement. En effet, à chaque fois que vous changez de région, il y a lieu de vérifier la température et la toxicité des lieux pour agir en conséquence : modifier vos cultures et protéger Onbu ainsi que votre peuple.

Les ruines sont des endroits dangereux puisqu’ils sont sujet à une plus forte concentration de champignons émettant des spores empoisonnés. Cela a un impact premier sur votre géant mais également sur votre peuple.

Concernant les différents événements qui peuvent survenir ; il peut s’agir d’un nuage de pluie ou d’une tempête, de parasites s’incrustant sur ou dans le corps de votre compagnon mais aussi de décision à prendre suite à une mission ou des rencontres.



Le jeu vous demande d’être plus ou moins attentif selon ce qui se présente. En plus de gérer le reste. Vous n’allez donc pas vous ennuyer !
Y a-t-il un médecin pour nous sauver ?
Afin de survivre aux toxines des champignons vénéneux, il y a lieu d’installer rapidement un médecin dans la cité. Celui-ci va utiliser des herbes médicinales (que vous pouvez cultiver) pour soigner tous ceux qui seront empoisonnés. Car si par malheur l’empoisonnement est trop important, la personne peut trépasser.
But du jeu
Votre objectif principal est donc de survivre le plus longtemps possible en veillant au bien être de votre peuple et de celui d’Onbu. Car si tous vos villageois meurent ou que votre compagnon géant décède, c’est game over !
En mode histoire, il y a lieu de mener à bien la quête principale pour découvrir un très beau scénario rempli de rebondissements et d’émotions. L’avantage c’est que vous pouvez évoluer dans l’histoire comme bon vous semble. Jusqu’au stade final où le jeu vous notifie qu’il s’agit d’un point de non retour. Ce qui vous permet d’effectuer une sauvegarde spécifique avant de vous engager vers la fin.

Mon expérience
Dès le départ, j’ai été charmée par l’aspect des cinématiques et des illustrations qui rappellent fortement Ghibli. D’autant plus que je me suis vite attachée à Onbu et que mon objectif était de vivre en harmonie avec lui.
Ensuite, j’ai tout de suite senti que ce jeu de gestion n’est pas comme les autres. Puisqu’il faut gérer tout un tas de choses en même temps ! En effet, vous avez l’aspect construction de ville combiné à la survie et au soin d’une créature gigantesque. Il faut veiller à tout ce petit monde en plus de devoir s’adapter aux biomes et à leurs événements. J’ai trouvé cette combinaison vraiment bien dosée et équilibrée.
Et pour couronner le tout, je trouve l’histoire magnifique ! Le fait d’avoir un espoir de trouver une solution pour soigner le monde, ça donne un but en plus qui n’est pas négligeable à cette balade.

Concernant la prise en main avec la manette, j’ai dû prendre le temps au début car il y a beaucoup d’informations partout à l’écran. Au fur et à mesure, on prend le coup de main et on arrive à jongler facilement entre les différents menus.
Par contre, je n’ai pas osé augmenter la vitesse du jeu (hormis avant l’étape finale) car il faut vraiment s’adapter à plein de choses qui peuvent survenir en même temps. J’avoue que j’ai quelquefois serré les fesses ! Surtout quand Onbu décide de s’endormir en pleine tempête de spores fongiques… Heureusement, le mode normal permet d’évoluer à son rythme et de rectifier ses erreurs sans trop de casse. Je n’ose pas imaginer le niveau de stress en mode défi.


Finalement, l’histoire m’a permis de vivre une belle expérience durant 27 heures. Et si vous êtes hésitant à cause de l’aspect survie : pas de panique. Moi qui ne suis pas friande du genre, je n’ai pas ressenti de grosse difficulté à ce sujet. D’ailleurs, je trouve qu’il est rafraîchissant de jouer à ce jeu pour se frotter à plusieurs autres aspects et défis en plus de la construction de cité.