I Hate This Place

DATE DE SORTIE
29/01/2026
TEST RÉALISÉ SUR
PC
ÉDITEUR
Broken Mirror Games
DÉVELOPPEUR
Rock Square Thunder
CLASSIFICATION
PEGI 16
GENRE(S)
Action, Aventure, Casse-tête, Horreur, Survie
LANGUES
Français
PLATEFORME(S)
Nintendo Switch, Nintendo Switch 2, PC, PlayStation 5, Xbox Series
COMPATIBILITÉ STEAM DECK
Non testé par Valve
MODE(S)
Solo
DATE DE SORTIE
29/01/2026
PLATEFORME(S)
Nintendo Switch, Nintendo Switch 2, PC, PlayStation 5, Xbox Series
DÉVELOPPEUR
Rock Square Thunder
ÉDITEUR
Broken Mirror Games
TEST RÉALISÉ SUR
PC
GENRE(S)
Action, Aventure, Casse-tête, Horreur, Survie
CLASSIFICATION
PEGI 16
COMPATIBILITÉ STEAM DECK
Non testé par Valve
MODE(S)
Solo
LANGUES
Français

I Hate This Place est un jeu d’action horrifique en vue isométrique. Il est développé par Rock Square Thunder et édité par Feardemic.
Le jeu est inspiré/tiré du comicbook du même nom, publié chez Image Comics / Skybound, et créé par Kyle Starks et Artyom Topilin.

Fuck This Place

Dans I Hate This Place, on incarne Elena, une étrange jeune femme dotée de certains pouvoirs surnaturels. Elle cherche à retrouver son amie Lou, portée disparue, et à comprendre ce qui est réellement arrivé à sa mère, dont le passé semble étroitement lié à cet endroit.

En explorant un environnement à la fois hostile, oppressant et incompréhensible, Elena doit survivre face à des créatures inquiétantes, tandis que le cycle jour/nuit accentue la dangerosité du monde, rendant chaque déplacement plus risqué.

Au tout début du jeu, on découvre Elena et Lou, qui semblent se diriger vers le ranch de la tante d’Elena. Mais notre protagoniste doute : est-ce vraiment une bonne idée ?
Lou, elle, souhaite invoquer une sorte de dieu appelé l’Homme Cornu afin d’aider Elena à trouver les réponses qu’elle cherche tant. Évidemment, rien ne va se passer comme prévu, et Lou va finalement disparaître.

Un mélange de gameplay… au poil ?

À la suite de cette courte cinématique, le jeu débute vraiment.
Elena est seule, Lou a disparu, sans que l’on sache ni où, ni comment.
Notre objectif principal sera alors de la retrouver. Pour cela, nous allons devoir traverser les bois dans lesquels nous nous trouvons, de nuit, jusqu’à un complexe scientifique/militaire rempli de créatures étranges et surnaturelles.

C’est ici que l’on découvre (presque uniquement par nous-mêmes, car le jeu ne propose pas vraiment de tutoriel) comment survivre dans ce monde hostile, et que I Hate This Place est un mélange d’action-aventure, d’horreur, d’infiltration, de (lite) RPG, ou encore d’énigmes.

Tellement rien n’est expliqué que j’ai perdu plus de 30 minutes de jeu, dès le début de l’aventure après être mort, simplement parce qu’on ne nous dit pas comment sauvegarder, et surtout parce qu’on ne nous informe jamais qu’il n’existe aucune sauvegarde automatique.

L’action

Côté action, on pourra se battre aussi bien à l’arme blanche (batte de baseball) qu’avec des armes à feu, allant du simple revolver au fusil automatique, en passant par le fusil à pompe. On pourra également utiliser des objets à lancer comme des grenades, des cocktails Molotov ou encore des bombes à clous artisanales.

L’horreur

L’aspect horrifique vient principalement de l’histoire, qui mélange secte, science-fiction et fantômes, mais aussi des monstres que nous aurons à affronter. Le cycle jour/nuit participe également à cette ambiance : la nuit est plus sombre et oppressante, avec des ennemis parfois plus hostiles que de jour… Même si, au final, ce cycle ne sert pas à grand-chose.

L’infiltration

Le jeu essaie de nous encourager à jouer discrètement, avec des monstres censés ne pas voir et basés uniquement sur les sons que nous produisons. Malheureusement, cet aspect fonctionne très mal.

Les premiers gros monstres que l’on rencontre sont supposés seulement nous entendre. Okay.
On tente donc l’approche discrète, on passe derrière eux pour attaquer, et là, ils nous pourchassent (jusque-là, rien d’anormal). Sauf que même en sortant de leur champ d’écoute, puis en se remettant accroupi et discret, sans bruits, ils semblent toujours savoir exactement où nous sommes.

Pire encore, même en quittant complètement la pièce pour y revenir plus tard, le monstre nous pourchasse encore, peu importe la distance ou l’endroit par lequel on revient.
Pour les tentacules, c’est la même chose, parfois tout se passe bien, parfois on avance sans faire de bruit et on se fait quand même choper sans raisons.

On parle du (lite) RPG ?

Cet aspect est extrêmement léger, et presque pas expliqué. Là encore, on doit tout découvrir par nous-mêmes.
On dispose par exemple d’un inventaire avec une limite de poids, si on la dépasse, Elena se déplace plus lentement et s’épuise plus vite.

Il faut aussi manger pour remplir la jauge de satiété, sous peine de voir la barre d’endurance se réduire.

On peut crafter des objets, des armes et même des bâtiments. Mais pour certains crafts, comme les bandages, bon courage… Je n’ai découvert qu’après environ 1h30 de jeu qu’il fallait obligatoirement passer par un feu de camp pour les faire… Et uniquement à cet endroit. (au début et sans bâtiment, en tout cas)

Au ranch, il est possible de construire différents bâtiments permettant de récolter des ressources.
Par exemple, une déchetterie pour la ferraille, une serre pour les herbes et légumes, un château d’eau pour l’eau, une distillerie pour l’alcool, etc.
Un atelier permet de fabriquer des armes, une table de couture des bandages ou du tissu.
Bien sûr, avant de pouvoir construire tout cela, il faudra d’abord trouver les plans (blueprints) correspondants au fil de l’aventure.

La partie enquête

Cet aspect est important, et même obligatoire pour progresser. Il nous est parfois demandé d’enquêter sur la mort de certains personnages. Pour cela, il faut toucher un objet leur ayant appartenu, voire l’objet qui les a tués.

Cela nous transporte dans le monde des esprits, où l’on récupère une lampe torche servant à éliminer les fantômes qui tentent de nous empêcher de découvrir la vérité (coucou Alan Wake).
On y trouvera aussi et surtout des écrits, qui donnent des indices sur ce qu’il s’est passé, avant de rendre notre verdict pour enfin pouvoir quitter ce monde.

Les graphismes

Le jeu étant tiré/inspiré d’un comics, il était essentiel de retranscrire cet aspect visuel. Le choix du cel-shading est donc logique, et fonctionne très bien.

Dommage cependant que le jeu semble mal optimisé, j’ai dû subir de nombreuses saccades sans raison apparente, et même sur des machines très performantes.
Au moins, il a le mérite de pouvoir tourner correctement sur de petites configurations.

La maniabilité

I Hate This Place est jouable aussi bien à la manette qu’au combo clavier/souris. Cela dit, il est clairement plus fluide et intuitif au clavier/souris, malgré l’impossibilité de modifier le mappage des touches, qui ne sont pas très intuitives au départ.

Utiliser la barre d’espace pour manger ou utiliser un objet assigné à la touche « 1 » est assez étrange, et même après plusieurs heures de jeu, j’ai eu du mal à m’y faire.
Mais bon, on ne peut pas sauter, alors pourquoi pas…

La vue isométrique fonctionne bien, mais l’impossibilité de faire pivoter la caméra pose parfois problème. Certains coffres ou caisses sont cachés par des éléments du décor, et une option de rotation aurait évité cela. Surtout que je suis presque sûr que le fait que ces objets soient cachés par cette caméra, n’est pas une chose faite exprès par les devs…

Une traduction française bancale

Malheureusement, le jeu souffre de la malédiction des traduction française approximative.
Certains dialogues ne sont pas fidèles aux voix, avec par exemple des confusions de genre totalement injustifiées.

Exemple : Un moment, dans le village de la secte, un “he” se transforme en “elle”, sans aucunes raisons, alors qu’il était bien question d’une personne du sexe masculin, dont on parlait… 

Et ce n’est pas anecdotique, car dès le début du jeu, on peut s’en apercevoir.
Allez voir sur la vidéo de présentation du jeu (visible en haut de cet article), on peut repérer des erreurs en quelques secondes.

En effet, à même pas 25 secondes du début un “Where the hell are WE going ?” devient “Tu vas où, putain ?”
“TU” ??! Plaît-il ?!!! Sérieusement ? Depuis quand we = tu en français ?!
Au secours… Même Chatgpt ou Google Trad aurait mieux traduit ça, je suis sûr !

Alors certes, traduire implique parfois d’avoir à faire des adaptations, mais quand il n’y a ni synchronisation labiale, ni jeux de mots complexes, ni références culturelles difficiles à transposer, et que les voix sont uniquement en anglais, on a bien du mal à comprendre comment la traduction peut être aussi bancale.

CONCLUSION

Dans ce jeu, point de Trudy ou de Gabby, comme dans le comicbook I Hate This Place / Fuck This Place : le jeu ne fait que s’en inspirer légèrement.
En dehors du ranch, du ton très comics (graphismes en cel-shading, onomatopées) et de la présence occasionnelle de fantômes, il n’a finalement pas grand-chose à voir.

En tout cas, si vous cherchez un jeu qui rappelle Welcome to Paradize, sans le côté tower defense, et que vous êtes capables de faire abstraction des nombreux défauts du titre, vous êtes au bon endroit.
En plus de ceux nommés dans le test ci-dessus, on peut y rajouter l’absence de modes de difficulté, l’absence de rejouabilité, l’absence de sauvegarde automatique, ainsi que des cinématiques lentes et pas toujours très bien mises en scène, qui ont tendance à casser le rythme.

P.S :
D’ailleurs, certains endroits donnent vraiment l’impression d’être là uniquement pour faire joli. Par exemple, près de la station de train, une maison est indiquée comme fermée, laissant penser qu’on pourra y accéder plus tard… Sauf que ce n’est jamais le cas. Et ce, malgré que j’ai terminé le jeu à 100 % en une dizaine d’heures.

+ POINTS POSITIFS

  • B.O sympathique
  • Doublage globalement réussi…
  • Direction artistique en cel-shading sympa…
  • Deux fins…

- POINTS NÉGATIFS

  • Mappage des touches impossible à modifier
  • Animations datées, surtout dans les cinématiques
  • On aurait aimé une boussole
  • Plein de bugs (inventaire de craft fou, journal, monstres qui peuvent nous tuer à travers les murs, etc.)
  • Sous-titres / traduction bancale
  • Boss peu mémorables
  • Aucune rejouabilité
  • Impossible de continuer à explorer après la fin
  • Mauvaise optimisation (lags/saccades sur une bête de course)
  • …mais pas de VF
  • …mais pas forcément super beau, même avec tout au max
  • …mais qui se ressemblent beaucoup trop

Cet article a été rédigé avec un service presse

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