Selini est un metroidvania sans mots, peuplé de robots et de machines énigmatiques.
Il est développé et édité par un tout petit studio, composé d’une seule personne, basé à Athènes (en Grèce) : Cymban.
Le jeu est en développement depuis 2016.
Petit fun fact : Selini est le nom de la lune en grec, tandis que Cymban signifie « univers » dans cette même langue.
Selini a d’ailleurs vu le jour grâce à une campagne participative sur Kickstarter.
La révolte des machines
« Un voyage sans mots à travers des terres brumeuses et désolées, des machines abandonnées et une fraternité robotique. »
Cette phrase résume plutôt bien l’expérience. Après avoir appuyé sur « Jouer », aucun menu, aucune introduction, on est immédiatement plongé dans l’aventure.
Au départ (et surtout si l’on a fait la toute première démo), on peut se demander s’il n’y a pas quelque chose qui cloche, ou si l’on n’a pas relancé une ancienne sauvegarde.
Mais non, en ouvrant le menu, on constate que la progression est bien à 0 %. Et au final, ce démarrage abrupt n’est pas anodin; il colle parfaitement à l’ambiance et à ce que l’on devine de l’histoire.
Ici, il est question de machines, de robots, de systèmes informatisés, cherchant à (re)trouver un semblant de liberté. Notre protagoniste est une sorte d’ordinateur sur pattes, solitaire, capable d’utiliser le réseau pour déplacer certains objets ou plateformes, presque comme par la pensée, afin de franchir des obstacles.



Quand Inside rencontre Hollow Knight
Nous sommes ici face à un metroidvania non linéaire*, en défilement horizontal, avec une forte dimension plateforme, sans dialogues et même sans aucun mot. Même les menus se contentent de symboles (et de chiffres).
Le jeu se veut tantôt contemplatif, tantôt brutal, et parfois même stressant.
*Tellement non linéaire que, dans la vidéo visible en début d’article, j’ai pris un mauvais chemin m’empêchant de faire demi-tour, ce qui m’a obligé à recommencer l’aventure depuis le début…
On explore une métropole énigmatique, ravagée par la guerre, composée de plusieurs biomes. On y parcourra le désert, la forêt, la mer, et même des zones plongées dans l’obscurité totale, etc. Tous regorgent de secrets et d’énigmes à résoudre.



« Aucun texte ni dialogue utilisé pour guider le joueur »




Selinemies
Côté ennemis, Selini propose une belle variété: robots corrompus, kamikazes, drones, animaux semblant infectés… Sans oublier les boss, bien évidemment.
Éliminer ces ennemis, ou même briser des caisses, permet d’obtenir des orbes dorés. Je ne suis pas certain de leur utilité exacte, mais il semblerait qu’elles rendent des PV.
En revanche, elles ne servent pas à améliorer directement notre petit réplicant solitaire.



Qui dit metroidvania, dit améliorations
Selini est avant tout un jeu d’exploration, et qui dit metroidvania dit upgrades. Pas moins de 18 améliorations sont prévues au fil de l’aventure (16 disponibles pour le moment).
Double saut, dash, vitesse d’attaque accrue, en passant par une frappe plus rapide ou encore ce qui s’apparente à du déplacement instantané, etc. La panoplie est variée et très utile. Et bien évidemment, certaines zones de la carte resteront inaccessibles sans les améliorations adéquates.






Galerie






























