BrokenLore: UNFOLLOW

DATE DE SORTIE
16/01/2026
TEST RÉALISÉ SUR
PC
ÉDITEUR
Serafini Productions, Shochiku
DÉVELOPPEUR
Serafini Productions
GENRE(S)
Horreur
LANGUES
Anglais audio avec des sous-titres français
PLATEFORME(S)
PC, PlayStation 5, Xbox Series
COMPATIBILITÉ STEAM DECK
Non testé par Valve
MODE(S)
Solo
DATE DE SORTIE
16/01/2026
PLATEFORME(S)
PC, PlayStation 5, Xbox Series
DÉVELOPPEUR
Serafini Productions
ÉDITEUR
Serafini Productions, Shochiku
TEST RÉALISÉ SUR
PC
GENRE(S)
Horreur
COMPATIBILITÉ STEAM DECK
Non testé par Valve
MODE(S)
Solo
LANGUES
Anglais audio avec des sous-titres français

Avant-propos

En avril 2024, je vous partageais mon expérience sur Brokenlore : Don’t Watch…, un jeu qui ne m’avait pas laissée indifférente et qui ce révélait même être un petit coup de cœur. Dans ce même test, je vous parlais d’un titre que j’attendais avec impatience… Unfollow. Et nous y voilà ! Ce vendredi 16 janvier marque la sortie du troisième jeu du studio, et je ne pouvais absolument pas le manquer. C’est donc particulièrement excitée (et curieuse) que je m’apprête à vous partager ce test.

Reconstruction en ligne

On commence à prendre l’habitude : le studio derrière Brokenlore adore jouer avec nos sentiments, et pour Unfollow, ils ne dérogent pas à la règle. Si Brokenlore : Don’t Watch… mettait en avant un homme confronté à l’isolement, ici, on retrouve certaines similitudes, mais avec une approche différente et tout aussi bouleversante.

Nous faisons la rencontre d’Anne, une jeune femme victime de harcèlement à cause de son poids, qui tente, tant bien que mal, de se reconstruire et de remonter la pente. Le jeu nous plonge dans ses années de souffrance, nous fait ressentir ses doutes, ses blessures, mais ne s’arrête pas là. On découvre aussi, avec une certaine horreur, ce qui l’a détruite dans le passé… et les épreuves qu’elle a dû traverser par la suite.

Bien qu’Anne soit toujours debout, son chemin reste long, semé d’embûches et de douleurs persistantes. C’est sur les réseaux sociaux qu’elle tente de retrouver un semblant de normalité et de se reconstruire… mais on le sait, les réseaux sociaux ne sont pas toujours bienveillants. Et c’est exactement ce que Unfollow met en lumière : une réalité crue, qui rappelle à quel point le harcèlement peut laisser des traces profondes et durables, et combien les réseaux sociaux peuvent parfois amplifier ces blessures.

Fragments de souffrance

En premier lieu, vous allez découvrir l’horreur vécue par Anne à travers différents documents disséminés un peu partout dans le jeu. Qu’il s’agisse de bandes dessinées, de textes ou d’autres indices, chacun de ces éléments suffira à vous faire ressentir toute la tristesse et la douleur qu’Anne a endurées.

Mais le pire reste à venir… Ce qui suit est tout aussi difficile pour Anne. Si elle pensait avoir tourné la page sur ses souffrances, elle va rapidement comprendre que ce n’était que le début d’un chemin semé d’embûches et de douleurs persistantes.

Alors qu’elle espérait trouver refuge sur les réseaux sociaux, c’est une véritable descente aux enfers qui l’attend. Une descente à laquelle nous assistons, impuissants, et qui nous rappelle à quel point les réseaux sociaux peuvent être dangereux.

Fouilles mortelles et courses-poursuites infernales

Là où Brokenlore : Unfollow reprend certaines similitudes avec ses précédents jeux, c’est surtout au niveau des mécanismes de gameplay.

Comme pour les autres titres du studio, aucun tutoriel n’est présent… et pour cause : le jeu est d’une simplicité déconcertante ! Vous n’aurez que très peu d’actions à effectuer, si ce n’est fouiller les environnements pour retrouver les différents objets à collecter (voir à vos yeux d’aigle).

La plus grande difficulté viendra des quelques courses-poursuites présentes dans les niveaux. Mais là encore, le challenge reste accessible, d’autant que le jeu vous permet d’être touché plusieurs fois avant de mourir et de revenir au dernier point de contrôle.

À vos yeux d’aigle

Petite nouveauté par rapport aux précédents jeux : cette fois-ci, vous pourrez partir à la recherche de différents objets à collectionner. Un vrai challenge, puisque certains seront particulièrement bien cachés et demanderont un œil attentif et beaucoup de patience ! Il peut s’agir de vinyles, de cartes à collectionner ou encore de petites poupées… de quoi ravir les amateurs de collection.

Et pour adoucir un peu l’expérience, vous aurez également la chance de croiser de charmants petits minous à caresser… un petit moment de douceur bienvenu au milieu de cette aventure intense !

Choisir ou subir

Durant votre descente aux enfers, vous aurez l’occasion de faire plusieurs choix. Ces décisions seront particulièrement importantes, non seulement pour définir votre manière de jouer et votre approche de l’histoire, mais aussi pour déterminer la fin du jeu. Chaque choix compte, et peut changer le destin d’Anne…

Retour aux sources

L’une des petites surprises que j’ai beaucoup appréciées, ce sont les nombreux clins d’œil disséminés dans le jeu. Quel plaisir de revoir le visage de Shinji ! Pour ceux qui ne le connaissent pas, il est le protagoniste du précédent jeu : BrokenLore : Don’t Watch….

Mais Shinji n’est pas le seul à faire son retour. D’autres références sont également cachées, comme certaines visions d’horreur issues de Brokenlore : Low, que les fans de la série reconnaîtront immédiatement.

Si vous n’avez pas joué aux précédents jeux, pas de panique : cela n’altère en rien votre expérience. Mais avouons-le, pour les fans de la première heure, ces clins d’œil font vraiment plaisir ! Et qui sait… si finalement Brokenlore n’était pas qu’une série de jeux séparés, mais un univers unique regroupant toutes ses histoires ? Affaire à suivre…

Ce n’est que le début…

2026 ne fait que commencer, et pourtant Serafini Productions a déjà prévu un programme bien chargé pour l’année. On retrouvera tout d’abord Brokenlore : Ascend, où deux streamers se lancent dans l’ascension de la tour de Tokyo… et mon petit doigt me dit qu’une vieille connaissance pourrait bien refaire surface.

Mais ce n’est pas tout : Brokenlore : Follow nous plonge à nouveau dans l’histoire d’une jeune femme victime de harcèlement… et pour cause, il s’agit d’Anne ! Le jeu se concentrera sur sa jeunesse, la période où elle a subi ces violences, nous permettant de plonger encore plus profondément dans la souffrance qu’elle a traversée.

Et les années à venir s’annoncent tout aussi prometteuses : pas moins de six jeux sont déjà prévus, explorant des thèmes forts comme l’enlèvement, l’alcoolisme, ainsi qu’un spin-off… de quoi continuer à surprendre et à captiver les fans !

Galerie

CONCLUSION

Aussitôt le jeu terminé, me voilà déjà en train d’écrire ma conclusion… et j’ai le sentiment qu’aucun mot ne sera jamais assez fort pour décrire ce que j’ai ressenti en jouant à Unfollow.

Vous le savez, j’ai à cœur de mettre en lumière les petits studios. Et s’il y en a bien un que je soutiens et suis depuis ses débuts, c’est Serafini Productions. Depuis le début, je m’intéresse à leurs jeux avec une attention toute particulière. Fan d’horreur, je ne pouvais évidemment pas passer à côté de ce nouveau titre, d’autant plus que leur précédent jeu avait déjà provoqué en moi un véritable choc émotionnel.

Tandis que Don’t Watch… abordait l’isolement, Unfollow nous plonge cette fois-ci dans le harcèlement… pendant, mais aussi après. Car oui, il y a toujours un après. Et cet après laisse des traces. Un sujet qui, une fois encore, résonne profondément en moi. Comment aurais-je pu passer à côté ?

Unfollow nous fait vivre le calvaire d’Anne, mais aussi ce qui suit. C’est presque désolant à dire, mais on prend plaisir à suivre son histoire tant celle-ci est maîtrisée et poignante. Tout est juste. Le scénario, l’ambiance, les émotions… chaque élément nous plonge dans une réalité aussi dure que bouleversante.

Il est difficile de mettre des mots sur tout ce que j’ai ressenti en jouant. De la tristesse, de la colère… et finalement un certain soulagement en arrivant à la fin du jeu, d’autant plus que j’ai obtenu la bonne fin. Malgré tout, une pensée ne m’a pas quittée : j’aurais voulu prendre Anne dans mes bras et lui dire que tout irait bien. Que le passé, aussi douloureux soit-il, est ce qui nous forge et fait de nous ce que nous sommes devenus.

Certains diront qu’il ne s’agit que d’un jeu « banal », pas assez effrayant, trop court pour son prix. À ceux-là, j’aimerais répondre que vous êtes passés à côté de l’essentiel. Jouer à un jeu d’horreur ne se résume pas à sursauter toutes les dix secondes face à un jumpscare. L’horreur, la vraie, est bien plus subtile et bien plus dérangeante. C’est ce malaise constant qui s’installe, cette tension qui ne nous quitte jamais vraiment. C’est ce silence pesant, cette sensation d’inconfort, ce moment où l’on hésite avant d’ouvrir une porte, le cœur battant, en se demandant ce qui nous attend de l’autre côté. C’est aussi se retrouver face à ses propres émotions, se remettre en question, réfléchir à ce que l’on ferait à la place du personnage, et aux choix que l’on est prêt à assumer.

Unfollow nous pousse à nous interroger sur la souffrance, la colère, la vengeance, mais aussi sur le pardon et la reconstruction. Et c’est précisément là que réside sa force. Serafini Productions ne cherche pas à faire peur à tout prix, mais à nous faire ressentir quelque chose de profond, de réel, presque inconfortable. Une horreur humaine, crédible, qui marque bien plus durablement que n’importe quel sursaut facile. Et c’est exactement pour cela que Unfollow fonctionne aussi bien. Parce qu’il ne se contente pas de faire peur…

Tout cela, Serafini Productions l’a parfaitement compris. Ils nous prouvent une nouvelle fois que, même avec des moyens modestes, il est possible de créer des expériences puissantes et marquantes. Merci à ce studio de nous faire frissonner, de nous faire pleurer, et de réussir à transmettre autant d’émotions à travers un jeu vidéo. Alors, encore une fois, merci. Merci d’oser aborder des sujets aussi importants. Merci pour toutes les émotions transmises, pour ces histoires qui touchent, qui dérangent parfois, mais qui restent longtemps en nous.

Vous l’aurez donc compris, je ne peux que vous recommander ce jeu. Et pas seulement aux fans de jeux d’horreur… mais à tout le monde. Parce qu’au-delà de l’expérience vidéoludique, Unfollow permet de mieux comprendre à quel point le harcèlement peut détruire une vie, laisser des traces profondes et marquer durablement celles et ceux qui en sont victimes.

+ POINTS POSITIFS

  • Une histoire forte, émouvante et profondément humaine

  • Une ambiance pesante et dérangeante, qui installe un malaise constant

  • Une narration immersive à travers les documents disséminés dans les niveaux

  • Des choix qui influencent la fin du jeu

  • Une bande-son oppressante qui maintient une tension constante

  • Des graphismes soignés, avec un travail particulièrement réussi sur les personnages
  • Des mécaniques accessibles

  • Certains éléments à collecter qui débloquent du contenu supplémentaire

  • Une expérience qui reste en tête longtemps après avoir terminé le jeu

- POINTS NÉGATIFS

  • Aucun point négatif à signaler : Unfollow excelle sur tous les plans.

Cet article a été rédigé avec un service presse

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